Midterms 2022 : pourquoi certains résultats mettent autant de temps à être annoncés ?

Les Etats de l’Arizona, de la Géorgie et du Nevada n’ont toujours pas annoncé les résultats des élections sénatoriales. La lenteur s’explique par le nombre de votes par correspondance.

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France Télévisions

Publié le 10/11/2022 11:35 Mis à jour le 10/11/2022 12:18

Temps de lecture : 1 min.

Le suspense risque de durer encore un peu. Certains résultats se font toujours attendre aux Etats-Unis, près de deux jours après les élections de mi-mandat qui se sont tenues mardi 8 novembre. C’est le cas des sièges de sénateur en jeu au Nevada, en Géorgie et en Arizona, mais aussi de plusieurs sièges de la Chambre des représentants. Résultat, il est pour l’instant impossible de savoir qui, des démocrates ou des républicains, contrôlera le Sénat. La faute notamment à un comptage des bulletins de votes très lent.

Les raisons de cette allure d’escargot varient selon les Etats. En Arizona, elle est liée au vote par correspondance, choisi par environ 80% des électeurs de l’Etat, rapporte CBS*. Ce processus prend beaucoup plus de temps qu’un vote en personne, à cause du processus de vérification des signatures, qui oblige parfois à contacter un électeur pour vérifier son identité. Un problème d’impression touchant 60 bureaux de votes de l’Etat a par ailleurs affecté le décompte, rapporte PBS*.

L’explication est la même au Nevada, où il est uniquement possible de voter par correspondance, sauf quelques rares exceptions, depuis 2020. Outre le volume à traiter, l’Etat accepte également les votes postés le 8 novembre, jour de l’élection, cachet de la poste faisant foi. Cela explique le délai d’annonce des résultats définitifs, les courriers mettant plusieurs jours à arriver aux centres de dépouillement. Cette règle est aussi de mise en Californie, où de nombreux sièges en jeu à la Chambre des représentants n’ont toujours pas de vainqueur, et dans l’Etat de Washington, rappelle Reuters*.

Quant à la Géorgie, les résultats ne seront connus qu’à partir du 6 décembre. En cause, une règle qui oblige l’organisation d’un second tour si aucun candidat n’a atteint 50% des suffrages au premier tour. L’Etat « est en passe de devenir le centre de l’univers politique pendant les quatre prochaines semaines », explique Politico*.

* Les liens suivis d’un astérisque renvoient vers des contenus en anglais.


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