Un premier vol en conditions réelles pour le Volocity, le futur taxi volant prévu pour 2024

À mi chemin entre l’hélicoptère deux places et le drône, avec son arche circulaire qui soutient 18 hélices, le Volocity ne fait pas plus de bruit qu’un bus, selon les mesures de la RATP. Un vol d’essai a été effectué jeudi 10 novembre et les premiers passagers doivent être accueillis pour les Jeux de 2024. « Les liaisons qui sont envisagées, c’est une liaison au sud de Paris, entre l’aérodrome d’Issy les Moulineaux et celui de Saint-Cyr », détaille Jean-Christophe Drai, responsable France de Volocopter, qui exploite l’appareil. « Une autre liaison se fera entre le nord et le sud de Paris. On peut envisager une liaison entre les aéroports Charles de Gaulle et du Bourget, une liaison entre Le Bourget et une entrée Est de Paris, probablement du côté de la gare d’Austerlitz. »

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Des liaisons courtes : 30 kilomètres, pas plus, avec des moteurs électriques. « Il y a neuf batteries », explique Jean-Christophe Drai. « Quand la machine atterrit, on va enlever ses batteries, remettre neuf batteries neuves, puis on va pouvoir repartir pour un nouveau vol. Ces batteries là, elles vont aller se charger dans un conteneur de charge. On sait qu’aujourd’hui sur les batteries, il y a des interrogations. Mais en vol, il y a zéro émission. »

L'emplacement des batteries du Volocity. (MORGANE HEUCLIN-REFFAIT / RADIO FRANCE)

L'emplacement des batteries du Volocity. (MORGANE HEUCLIN-REFFAIT / RADIO FRANCE)

Ce taxi volant va suivre les mêmes couloirs aériens que les hélicoptères, juste un peu plus bas, avec l’avantage de pouvoir se poser sur un espace d’à peine 15 mètres de diamètre. C’est ce qu’explique Duncan Walker, directeur général de Skyports, qui construit les vertiports, petits bâtiments de 115 mètres carrés accueillant les passagers : « Ces appareils donnent accès au centre ville. Nous devons construire nos vertiports de façon modulable, compacte. On a un contrôle de sécurité, la salle opérationnelle, un espace de travail, toutes ces fonctions condensées dans un petit espace. »

Le vertiport de Pontoise, avec le terminal passager et le Volocity. (A. GAULUPEAU / GROUPE ADP)

Le vertiport de Pontoise, avec le terminal passager et le Volocity. (A. GAULUPEAU / GROUPE ADP)

Le but, à terme, est d’avoir plusieurs lieux d’atterrissage, même dans la capitale, sans s’arrêter au vol commercial. « C’est bien un mode complémentaire des modes existants », lance Alban Negret, responsable innovation chez Aéroports de Paris.

« On n’imagine pas du tout que ce soit un transport de masse. On pense pouvoir à la fois transporter des passagers, mais aussi être au service de l’intérêt général dans des usages qui peuvent être logistiques, sanitaires ou médical. »

Alban Negret, responsable innovation chez Aéroports de Paris

à franceinfo

Pour les vols en 2024, il faut encore obtenir les certifications de l’Agence de sécurité aérienne. Aucune indication précise sur le prix de ce nouveau moyen de transports, mais d’ici à 2030, il faudrait compter a priori une soixantaine d’euros pour un trajet de 30 kilomètres.


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