Grève des biologistes : une mobilisation très suivie, qui va durer jusqu’à mercredi

95 % des biologistes libéraux sont en grève ce lundi 14 novembre pour dénoncer les économies prévues par le budget de la Sécurité sociale de 2023.

Source AFP

Le gouvernement veut imposer une baisse de tarifs de l'ensemble des actes d'analyses medicales (photo d'illustration).
Le gouvernement veut imposer une baisse de tarifs de l’ensemble des actes d’analyses médicales (photo d’illustration). © Lionel Le Saux / MAXPPP / PHOTOPQR/LE TELEGRAMME/MAXPPP

Temps de lecture : 2 min

La mobilisation était très forte lundi 14 novembre au matin. 95 % des biologistes libéraux sont en grève et 4 200 laboratoires d’analyses médicales sont fermés. La profession est opposée aux économies prévues par le budget de la Sécurité sociale de l’an prochain. « Le taux de participation se situe à cette heure à 95 % », a indiqué lors d’une conférence de presse Alain Le Meur, porte-parole de l’Alliance de la biologie médicale, qui regroupe les quatre syndicats et les grands groupes de laboratoires privés.

Une fronde partie pour durer

« Nous sommes tous mobilisés parce que le gouvernement refuse de nous entendre et de dialoguer », a-t-il expliqué, rappelant que le secteur reste « favorable à une contribution exceptionnelle » de l’ordre de 250 millions d’euros sur la seule année 2023, au titre des profits engrangés depuis deux ans grâce aux tests Covid. Mais le gouvernement entend plutôt leur imposer une baisse de tarifs touchant l’ensemble des actes d’analyses médicales et qui perdurerait les années suivantes. « Ils peuvent faire des efforts, je ne lâcherai pas sur ce sujet », a souligné le ministre des Comptes publics, Gabriel Attal, sur La Chaîne parlementaire (LCI), pointant la « rentabilité élevée » du secteur, « passée de 18 % à 30 % » à la faveur de la crise sanitaire.

« Des chiffres tronqués, voire manipulés, dans le but de nous faire passer pour des profiteurs de guerre », a rétorqué Aurélie François, directrice générale d’Eurofins Biologie médicale, assurant que le ministre confondait marge brute et bénéfices nets, passés eux de 12 % à 16 % d’un chiffre d’affaires dopé par une politique de dépistage « à tour de bras, sur ordre exprès du gouvernement ».

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Après des semaines de dialogue de sourds, « nous en appelons à Emmanuel Macron », a lancé Thierry Bouchet, président du Syndicat des laboratoires de biologie clinique, dénonçant une « folie austéritaire » qui menacerait « au moins 10 % des sites et les emplois associés ». Partie pour durer trois jours, cette fronde prendra fin mercredi soir et « tous les labos seront ouverts jeudi matin », a-t-il ajouté, mais « nous regarderons en fonction de la réponse qui nous sera faite si cette grève peut être reconduite » par la suite.

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