Climat : à la COP27, Lula redonne espoir aux défenseurs de l’Amazonie

En 2021, l’homme le plus attendu du sommet mondial pour le climat était Joe Biden, pour le retour des États-Unis. Mercredi 16 novembre, plus d’un mois avant son investiture, le nouveau président brésilien Lula s’est exprimé devant les participants de la COP 27. Il a été accueilli avec enthousiasme et sous les applaudissements. Dans son propos, il a pris position pour le fonds des pertes et dommages et a remis l’Amazonie au centre de son action. « Nous allons renforcer et reconstruire tous les organes de surveillance et de suivi qui ont été démantelés ces quatre dernières années, affirme Lula. Nous punirons rétroactivement toutes les actions illégales, que ce soit les chercheurs d’or, les mines ou bien les occupations de terre. » 

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Durant ses premiers mandats, le président Lula avait fait chuter la déforestation, alors que le phénomène partait de très haut. Le président Jair Bolsonaro a renforcé cette déforestation de 70% avec un travail de sape sur les organismes en charge de la protection de l’environnement. En Amazonie, Lula est une source d’espoir. C’est ce que dit Dinamam Tuxá, le coordinateur de l’association des peuples indigènes du Brésil, présent à la COP27. « Nous sommes prêts à travailler avec le gouvernement de Lula », assure-t-il, « pour reconstruire de nouvelles lois environnementales, de nouvelles agences, de nouvelles politiques qui pourraient permettre de renforcer les populations indigènes du Brésil. » 

Nous espérons que Lula ne nous regarde pas seulement comme un élément de sa campagne présidentielle, mais qu’il nous mette au centre de ses actions en faveur de l’Amazonie. »

Dinamam Tuxá, coordinateur de l’association des peuples autochtones du Brésil

à franceinfo

Le nouveau président a annoncé la création d’un ministère des peuples natifs.

Mais le retour de Lula va au-delà de l’Amazonie. Il propose la création d’une alliance avec les pays qui abritent plus de 50% des grandes forêts humides : le Brésil, la République démocratique du Congo et l’Indonésie. L’enjeu, c’est de donner plus de valeur à la forêt, pour qu’elle soit plus intéressante à préserver qu’à exploiter. « Il faut faire un bloc de forestiers, comme il y a des blocs de pétroliers », abonde Joseph Itongwa Mukumo, coordinateur général du réseau des populations autochtones, implanté dans neuf pays. 

« Dans des enjeux comme celui-là, pourquoi la République démocratique du Congo, le Brésil et l’Indonésie ne feraient pas bloc, pour démontrer combien il est important d’investir dans les trois bassins, pour peser davantage dans les négociations. »

Joseph Itongwa Mukumo, coordinateur général du réseau des populations autochtones

à franceinfo

En parallèle, l’arrivée de Lula a réactivé un fonds pour l’Amazonie qui avait été gelé par les pays européens. Il s’agit du Fonds de préservation de la forêt amazonienne, qui rassemble déjà plusieurs centaines de millions d’euros.


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