COP27 : à quelques heures de la fin du sommet, « la pression monte d’un cran », raconte Fanny Petitbon, responsable du plaidoyer pour l’ONG Care France

Fanny Petitbon responsable du plaidoyer pour l’ONG Care France est à Charm-el-Cheikh en Égypte samedi 19 novembre où se tient encore laCOP27, prolongée faute d’accord.

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Elle fait part de son inquiétude sur franceinfo. « À mesure qu’on se rapproche de la fin de cette COP, chacun y va de son ultimatum », a-t-elle indiqué. « Il y a deux jours, c’était les petits États insulaires qui disaient qu’ils ne repartiraient pas de cette COP sans un mécanisme financier pour faire face aux pires impacts du changement climatique » et « aujourd’hui, c’est l’Union européenne qui dit qu’elle est aussi prête à partir sans accord, s’il n’y a pas un sursaut pour s’assurer que les Etats respectent l’engagement pris à Paris de rester sous 1,5 degré de réchauffement climatique. La pression monte d’un cran. »

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« La présidence égyptienne vient d’annoncer qu’elle a produit de nouveaux textes de décisions qu’elle estime équilibrées et que maintenant, la balle est dans le camp des États. Donc là, les prochaines heures vont être absolument cruciales », annonce-t-elle. Ces derniers textes présentés par la présidence égyptienne pourraient faire disparaître l’objectif de réduction de 1,5 degré, « c’est un risque bien réel », se désole Fanny Petitbon. « On voit qu’un certain nombre d’États refusent de remettre la référence d’1,5 degré ou ne veulent pas de copies révisées, chaque année, avec de nouveaux objectifs de réduction des émissions. »

Cette année très peu d’États ont affiché de nouveaux objectifs. « C’est un peu une année perdue entre la COP26 et la COP27. Les États s’étaient engagés à revenir avant ce sommet avec de nouveaux objectifs. En réalité, il y a un peu moins d’une trentaine d’États qui l’ont fait avant la COP et ça ne permettait de réduire que de 1% les émissions prévues d’ici 2030. »

Pendant la COP27, seul le Mexique a annoncé un nouvel objectif. « L’Union européenne a dit aussi qu’elle était prête à passer de 55% à 57% de réduction des émissions d’ici 2030. Mais selon nos calculs, il faudrait qu’elle les réduise de 65% », pointe Fanny Petitbon. Pour elle, cette COP27 manque d’annonces venant de gros émetteurs comme la Chine ou l’Inde. « On est dans une situation où les pays sont en train de condamner l’ensemble de la planète et ses habitants à un réchauffement qui va devenir absolument insupportable. »

« Il y a beaucoup de reproches qui sont faits par les États vis à vis de la présidence égyptienne, sur le manque d’organisation, le fait que les textes ont été mis sur la table trop tard. Mais il faut aussi dire que la présidence égyptienne fait avec ce qu’elle peut et avec ce qu’elle a », explique la responsable du plaidoyer pour l’ONG Care France. Elle pointe du doigt la perte de temps des Européens et des Américains sur les négociations.


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