Contre « la France des allocations », Roussel maintient ses propos

En septembre dernier, le patron du Parti communiste avait taclé la gauche des « allocations » face à celle du « travail ». Mercredi 23 novembre, il a réitéré.

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Fabien Roussel reste droit dans ses bottes sur la question de la << gauche >> des << allocations >>.
Fabien Roussel reste droit dans ses bottes sur la question de la « gauche » des « allocations ». © olivier corsan / MAXPPP / PHOTOPQR/LE PARISIEN/MAXPPP

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Sa petite phrase avait fait du bruit lors de la dernière Fête de l’Humanité. Il ne change pas d’avis. Ce mercredi 23 novembre, le secrétaire national du Parti communiste a répété son envie de « défendre une France du travail [plutôt] qu’une France des allocations » au micro de BFMTV et RMC. Alors qu’il se dressait contre la réforme de l’assurance-chômage, l’élu communiste du Nord s’est dit « prêt à défendre le travail et à l’ériger en priorité nationale, pour reconstruire une France du travail ».

Le 11 septembre dernier, le patron du Parti communiste avait opposé la « gauche du travail » à « celle des allocations », en marge de la Fête de l’Humanité organisée dans le département de l’Essonne. Dans le même temps, il avait expliqué vouloir permettre aux Français d’avoir « un travail et un salaire » afin de « sortir d’un système de revenus de substitution, de RSA et d’allocations-chômage ». Des phrases qui sont loin d’avoir fait l’unanimité au sein de la gauche et de l’alliance électorale de la Nupes. Le secrétaire national d’EELV de l’époque, Julien Bayou, avait critiqué cette sortie. Il accusait alors Fabien Roussel de « reprendre les mots de l’adversaire ». Des critiques semblables à celles formulées par Sandrine Rousseau, sur la valeur travail ou Olivier Faure.

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« Un gouvernement qui préfère taper sur les chômeurs »

Sur BFMTV-RMC, ce mercredi, le député PCF explique défendre « un choix de société » en maintenant cette position. « J’assume. Je préfère défendre une France du travail qu’une France des allocations. Quand je disais cela [à la Fête de l’Humanité], je parlais de ces revenus de substitution tels que le RSA », a-t-il martelé. « Cela fait quarante ans que l’on a installé le RSA, alors que cela devait être temporaire pour sortir des gens de la pauvreté », a-t-il rappelé. Un objectif initial loin d’avoir été rempli, selon le parlementaire.

Prenant les devants pour éviter d’être accusé de se rapprocher de la majorité présidentielle, Fabien Roussel critique les décisions récentes de l’exécutif. « On a un gouvernement qui préfère taper sur les chômeurs et qui leur dit : “Acceptez ces boulots sous-payés, sinon on ferme le robinet [des indemnités].” », s’est-il emporté. « Je souhaite que la gauche reprenne [son] combat pour le travail. ». Quelques secondes plus tôt, Fabien Roussel – au sujet de la réforme des retraites qui doit bientôt faire son entrée au Parlement – avait taclé « un moyen de faire pression sur les salariés sans augmenter les salaires », « sans améliorer les conditions de travail ».

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