VIDEO. « Il y aura probablement un Français au sein de la nouvelle promotion d’astronautes », veut croire le président du CNES

L’Agence spatiale européenne dévoile mercredi 23 novembre sa nouvelle promotion d’astronautes. Parmi ces quatre à six élus, « il y aura probablement un Français ou une Française », avance sur franceinfo Philippe Baptiste, président-directeur général du CNES (Centre national d’études spatiales). Ils étaient 22 000 candidats, dont 7 000 Français.

>> « Mars, la nouvelle odyssée : l’étape lunaire » : un podcast original de franceinfo en partenariat avec la Cité de l’espace à retrouver ici.

franceinfo : Y aura-t-il, selon vous, un Français ou une Française au sein de la nouvelle promotion d’astronautes européens ?

Philippe Baptiste : J’espère bien. Il y aura probablement un Français ou une Française. Il y aura aussi un corps de réserve donc j’espère bien qu’on aura une ou plusieurs bonnes nouvelles dans les heures qui viennent.

Les astronautes qui seront dévoilés aujourd’hui n’iront pas tout de suite sur la Lune. Ce privilège est réservé aux astronautes plus expérimentés comme Thomas Pesquet. Pourquoi retourner sur la Lune, cinquante ans après la dernière mission Apollo ?

Là on y va pour y rester. Les missions Apollo étaient des missions à chaque fois très courtes. La mission Artémis c’est quelque chose de complètement différent, car on y va pour y rester.

« On a plein de questions à résoudre : il faut trouver des ressources sur place, trouver de l’eau, et être capable éventuellement de générer de l’énergie, du carburant pour y rester et peut-être pour demain repartir de la Lune vers Mars. »

Philippe Baptiste, président-directeur général du CNES

à franceinfo

La Lune est un endroit très important : on va pouvoir y faire un certain nombre d’expériences scientifiques pour comprendre comment la Lune a évolué, et pour comprendre notre Terre aussi. Aucun pays en Europe ne défend en revanche cette idée d’une planète B.

À quoi servira précisément la future constellation de satellites européens, destinée aux communications et à internet ?

C’est un enjeu crucial pour l’Europe. C’est un des moyens pour l’Europe de reprendre pied dans une souveraineté numérique qu’elle a un peu abandonné au cours des différentes décennies. Un des premiers intérêts pour nos gouvernements, pour la défense et la sécurité, c’est d’avoir des moyens sécurisés de communiquer à travers cet ensemble de satellites qui va tourner en orbite basse autour de la Terre. C’est aussi des enjeux pour nos industriels. Demain, BMW ou Renault ou PSA auront besoin de cette connectivité partout sur le territoire pour piloter à distance et de manière autonome les voitures. Avec le spatial, vous disposez également d’instruments, les satellites, capables de mesurer les paramètres fondamentaux de la Terre. À travers quelques passages de satellites, vous serez capables de récupérer des millions de données qui donneront des visions très précises de ce qui se passe sur Terre, et donc de mesurer l’état du climat aujourd’hui. Si vous travaillez sur telle ou telle mesure politique, cela vous permet très simplement de comprendre si celle-ci aura véritablement un effet sur le climat. C’est un enjeu majeur pour l’Europe et la planète.


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