Violences faites aux femmes : ce que l’on sait du « pack nouveau départ » qui sera expérimenté en janvier

Mettre à l’abri les victimes de violences conjugales de l’emprise de leurs bourreaux : c’est l’objectif du « pack nouveau départ » qu’a détaillé Isabelle Rome, ministre chargée de l’Egalité femmes-hommes, samedi 26 novembre sur franceinfo. La mesure avait été annoncée par Emmanuel Macron vendredi, lors d’un déplacement à Dijon (Côte-d’Or) à l’occasion de la journée internationale contre les violences faites aux femmes. Le président souhaite mettre en œuvre « un accompagnement simplifié et complet pour permettre aux victimes de se reconstruire » au moment de leur « changement de vie ». Franceinfo fait le point sur le dispositif.

Un accompagnement « global » des victimes

A Dijon, Emmanuel Macron a présenté ce « pack nouveau départ » comme un « accompagnement [..] vers le logement, vers l’emploi », qui pourra être également « financier pour la prise en charge des enfants ». Quelles mesures seront concrètement proposées ? Sur franceinfo, Isabelle Rome a annoncé samedi une série de mesures visant à offrir un « accompagnement global » aux victimes. Elles pourront comprendre « une allocation, un système coupe-file pour la garde des enfants, une insertion professionnelle ou une formation, un hébergement d’urgence si besoin, un accompagnement psychologique, » a énuméré la ministre déléguée.

Le pack permettra de proposer aux victimes de violences conjugales « un seul interlocuteur qui déclenchera toutes les mesures «  d’accompagnement, assure la ministre chargée de l’Egalité femmes-hommes. L’objectif est de simplifier le « maquis administratif » – selon les termes d’Emmanuel Macron – qui impose actuellement aux victimes de multiplier les démarches pour leur prise en charge. En commissariat ou en gendarmerie, les victimes pourront être orientées vers des « référents », a expliqué le président vendredi. 

Un expérimentation lancée en janvier

La ville de Dijon sera l’un des premiers territoires à tester le dispositif dont l’expérimentation commencera, annonce la ministre, en janvier prochain. « Il faut que nous arrivions à l’expérimenter dans des zones rurales, urbaines et bien sûr ultramarines », a estimé Isabelle Rome.

Vers une « justice spécialisée » ?

Par ailleurs, le rapport de la mission parlementaire diligentée par Elisabeth Borne en septembre dernier pour réfléchir à une « justice spécialisée » dans les violences faites aux femmes sera rendu « début mars », a précisé la ministre. La mission parlementaire est chargée de proposer le « meilleur système, qui doit concilier spécificité et proximité », insiste Isabelle Rome.

« Il est nécessaire que tous les acteurs soient très bien formés et qu’un système dédié soit mis en place pour traiter au mieux ces violences » intrafamiliales, a expliqué la ministre chargée de l’Egalité femmes-hommes« Si on ne comprend pas ce qu’est l’emprise » ou « l’impact dévastateur des violences au sein du couple sur les enfants »« on laisse des femmes, des enfants en danger ».


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