À la Une: la contestation prend de l’ampleur au Pérou

Publié le : 13/12/2022 – 17:41

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Des routes bloquées, des pneus en feu : la contestation perdure au Pérou malgré la proposition d’élections anticipées. Les partisans du président destitué la semaine dernière, Pedro Castillo, continuent de manifester à travers tout le pays. Un appel national à la grève a été lancé jusqu’à jeudi par des agriculteurs et des transporteurs. La presse péruvienne porte un regard très sévère sur ce mouvement et revient avant tout sur les débordements. Pour Correo, en Une, c’est « une vague de vandalisme » qui s’abat sur le pays. Les sièges de stations de télévision et de radio à Lima ont, entre autres, été touchés par des jets de pierre. Ojo Público écrit que 21 journalistes ont été agressés depuis le début de la crise par la police ou les partisans de Pedro Castillo, selon l’Association nationale des journalistes du Pérou. « Stop à la violence », implore Perú.21 dans son édito. Photos à l’appui, le journal soutient que « d’anciens détenus pour terrorisme et des dirigeants du Movadef, l’aile politique du Sentier Lumineux [ancienne guérilla maoïste, ndlr] participent à ces manifestations et les attisent ». Le journal conclut qu’une « main sinistre secoue le berceau ».

Lundi, la Colombie, le Mexique, la Bolivie et l’Argentine, ont exprimé dans un communiqué commun leur « profonde préoccupation » concernant le sort de Pedro Castillo. De manière « alambiquée », juge le quotidien argentin Clarín, « ils ont demandé son rétablissement au pouvoir ». Pour El Comercio, au Pérou, ces quatre pays « demandent aux Péruviens de fermer les yeux sur une tentative délibérée de détruire la démocratie ». Ce communiqué « témoigne, au mieux, d’une déconnexion totale de la réalité et, au pire, d’une manipulation grossière ».

Brésil : tentative d’intrusion dans le bâtiment de la police fédérale

Le Brésil a également été touché par des scènes de violences lundi.« En quelques heures, la capitale du pays a connu deux situations extrêmes », raconte Correio Braziliense, qui juxtapose des photos de ces deux actualités en Une et ce titre : « Démocratie oui, terrorisme non ». Dans la soirée, pour protester contre l’arrestation d’un cacique à la tête d’un groupe de militants autochtones pro-Bolsonaro, « des manifestants ont mis le feu à des bus, des voitures et ont tenté d’envahir le bâtiment de la police fédérale » dans le centre de Brasília. O Globo diffuse sur son site une longue vidéo. Quelques heures plus tôt, le président élu Lula avait « été officiellement reconnu par les tribunaux électoraux comme le vainqueur des élections générales du 30 octobre ». La sécurité autour de son hôtel a été renforcée, écrit le journal brésilien, qui s’inquiète du protocole de sécurité qui entourera son investiture le 1er janvier.

Chili : accord sur une nouvelle Assemblée constituante

Direction le Chili maintenant, où trois mois après le rejet par les citoyens d’une première proposition de texte, le Congrès s’est finalement mis d’accord lundi pour rédiger un nouveau projet de Constitution. « C’est la manière dont ce texte sera rédigé qui a été le principal point d’achoppement des négociations », écrit Emol. Le gouvernement Boric a finalement accepté ce que demandait l’opposition : moins de citoyens et plus d’experts. Il s’agira d’un « processus mixte », résume La Tercera : « 50 conseillers élus par les citoyens » au mois d’avril, mais aussi 24 experts nommés par la Chambre des députés et le Sénat d’ici fin décembre. Cette commission d’experts sera chargée de rédiger un premier texte. Les travaux de la Constituante dureront ensuite cinq mois et le texte sera soumis à référendum le 26 novembre.

Londres entérine la résolution de l’ONU sur Haïti

Le Royaume-Uni rejoint le club des pays qui appliquent la résolution du Conseil de sécurité de l’ONU sur Haïti. C’est en Une du Nouvelliste ce mardi. Londres « a adopté une loi qui entérine la résolution 2653 ». Elle « prévoit un régime de sanctions contre ceux qui menacent la paix en Haïti ». Les personnes présentes sur la liste de l’ONU sont « soumises à des sanctions financières, qui comprennent le gel de leurs fonds et/ou de leurs ressources économiques », un embargo sur les armes et des interdictions de voyage. La loi entrera en vigueur le 28 décembre.

Mondial : l’Argentine affronte la Croatie en demi-finale

Ce mardi, l’Argentine affronte la Croatie en demi-finale du Mondial. « Allez, on en veut plus ! », titre Hoy. Quatre ans et demi plus tard, « l’équipe nationale affronte à nouveau l’un de ses ennemis », titre Clarín. La défaite avait été douloureuse lors du dernier Mondial. La Croatie est un « rival toujours compliqué », même si le quotidien argentin croit savoir que « de la Russie au Qatar (…) les choses ont changé, surtout du côté des bleus et blancs ».

Pour les Brésiliens, en revanche, ça ne va pas fort depuis leur élimination en quarts de finale. L’ancien joueur brésilien Ronaldo déclare « que l’élimination de son pays au Qatar l’a tellement secoué qu’il a annulé ses engagements ». Dans une interview à Folha de São Paulo, il préconise de surveiller la santé mentale des joueurs. Surtout celle de Neymar. Ronaldo regrette aussi le manque de soutien psychologique pendant la Coupe du monde. « Le sélectionneur a été critiqué pour ne pas avoir inclus de psychologues dans sa délégation en partance pour le Qatar », affirme le journal.


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