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Coupe du monde 2022 : portée par Messi et Alvarez, l’Argentine écrase la Croatie et décroche sa place en finale

Sûre de son fait, l’Argentine n’a pas tremblé mardi contre la Croatie (3-0). Elle affrontera en finale le vainqueur de la demi-finale entre la France et le Maroc qui se tiendra mercredi.

L’Argentine a fait du stade Lusail son jardin. Elle y disputera dimanche la sixième finale de Coupe du monde de son histoire. Dans le plus grand stade du Mondial qatarien où elle jouait pour la quatrième fois de la compétition, l’Albiceleste a dominé la Croatie en demi-finale (3-0), mardi 13 décembre, grâce à un but de Lionel Messi (34e) et un doublé de Julian Alvarez (39e, 69e), devant 88 966 personnes, dont de nombreux hinchas une nouvelle fois déchaînés. 

Des deux derniers finalistes malheureux de la Coupe du monde – l’Argentine en 2014, la Croatie en 2018 –, ce sont donc les premiers qui auront l’occasion de panser définitivement les plaies de tout un peuple en fin de semaine. De la finale perdue face à l’Allemagne au Brésil, il ne reste qu’Angel Di Maria et Lionel Messi dans la sélection argentine. La « Pulga », pour sa toute dernière Coupe du monde, a très faim et cela continue de se voir.

Les « Meeessi » des supporters argentins continuent de pleuvoir des tribunes et l’on comprend pourquoi. À 35 ans, le septuple Ballon d’or est loin d’être fini et l’a une nouvelle fois prouvé en mondovision. Alors que l’Argentine menait 2-0 et que Zlakto Dalic, le sélectionneur croate, avait lancé toutes ses forces dans la bataille en début de deuxième période pour revenir au score, Messi a fait du Messi. Comme pour prolonger le plaisir.

Un coup de rein sur Josko Gvardiol, quinze ans plus jeune et l’un des meilleurs défenseurs centraux de la compétition jusque-là, pour rappeler qui est le patron et servir en retrait Julian Alvarez (69e). La messe était alors dite et les supporters argentins ont pu continuer de chanter sans interruption jusqu’à la célébration avec les joueurs. Avant ça, Messi avait déjà débloqué le match, en marquant le premier but de la rencontre après une première demi-heure d’observation entre les deux équipes.

D’un pénalty – le troisième dans ces mêmes buts du stade Lusail depuis le début de la compétition – sans trembler, pour venir tromper Dominik Livakovic (34e), auteur de plusieurs arrêts lors des deux dernières séances de tirs au but remportées par les Croates, Messi a donné l’avantage à l’Argentine. Pour son 25e match de Coupe du monde – record de l’Allemand Lothar Matthäus égalé et qu’il battra dans quelques jours –, Messi a rejoint Kylian Mbappé en tête du classement des buteurs de la compétition, avec cinq réalisations.

Sur l’action du pénalty, Julian Alvarez est celui qui pousse à la faute le gardien croate. Le jeune attaquant argentin de 22 ans a été l’autre grand bonhomme de ce match. Auteur du troisième but de l’Albiceleste, il a avant cela doublé la mise au terme d’un rush démarré depuis son camp, sur une contre-attaque (39e). L’adage dit souvent que les joueurs qui ont le plus d’envie ont les contres favorables. Sur le coup, Alvarez a eu très envie d’aller marquer seul.

Avec deux buts d’avance à la mi-temps, presque trois sans l’arrêt magnifique de Livakovic devant Alexis Mac Allister (42e), les Argentins ont ensuite pu gérer. Loin de céder à la pression comme en quart de finale contre les Pays-Bas (2-2, 4-3 t.a.b.), où ils avaient été rejoints malgré leur break d’avance, les joueurs de Lionel Scaloni ont connu deux légères frayeurs sur des corners (63e, 85e). Insuffisant pour remettre les Croates dans le match.

Ces derniers, malgré l’immense qualité de leur milieu de terrain, quittent la compétition déçus, mais avec la satisfaction d’avoir atteint une nouvelle fois le dernier carré. Ce sur quoi personne ne misait avant la compétition pour un pays de moins de quatre millions d’habitants. Samedi, lors du match pour la troisième place, la Croatie assistera, nostalgique, à la dernière apparition en Coupe du monde de Luka Modric. Le Ballon d’or 2018 n’a pas encore tiré sa révérence en sélection malgré ses 37 ans, mais ne sera pas de l’édition 2026.

Mardi, il a vite compris que son équipe serait dépassée par la grinta d’une équipe d’Argentine qui a su, progressivement dans cette compétition, maîtriser ses émotions. Vainqueur de ses trois derniers matchs au stade Lusail, que l’on pourra renommer après cette édition 2022 « la Bombonera de Doha », l’Argentine s’avance confiante avant la finale dimanche. Elle y affrontera la France ou le Maroc, qui se rencontrent mercredi. Le rendez-vous que tout un pays attend et le dernier grand défi de Messi.


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