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Affaire Emile Daraï : le conseil de surveillance de l’AP-HP refuse la demande du conseil de Paris de suspendre le gynécologue mis en examen pour violences

Le médecin, ancien chef de service, a été mis en examen pour violences volontaires le 24 novembre dernier sur au moins 32 patientes.

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Radio France

Publié le 16/12/2022 19:10

Temps de lecture : 1 min.

Le conseil de surveillance de l’AP-HP a refusé vendredi 16 décembre la demande du conseil de Paris de suspendre de ses fonctions le professeur Emile Daraï, mis en examen pour « violences volontaires », a appris franceinfo auprès de l’adjointe à la mairie de Paris chargée de la santé.

Jeudi, le conseil de Paris avait émis pour la première fois depuis le début de cette affaire un vœu pour demander que le professeur Emile Daraï ne puisse plus exercer en tant que gynécologue à l’hôpital Tenon à Paris. Ce vendredi, Anne Souyris, adjointe en charge de la santé à la mairie de Paris et vice-présidente du conseil de surveillance de l’AP-HP a demandé à l’AP-HP la suspension du gynécologue. Demande refusée par le conseil de surveillance des hôpitaux de paris, indique-t-elle.

Placé sous contrôle judiciaire, le gynécologue est interdit d’exercer « des consultations privées » mais pas ses consultations publiques. Décision confirmée par l’AP-HP quelques jours plus tard, ce qui permet donc au gynécologue de continuer à recevoir des patientes. Lors de ses auditions en garde à vue en décembre 2021, que franceinfo a pu consulter, Emile Daraï avait assuré qu’il respectait systématiquement le consentement de ses patientes et qu’il prévenait avant d’effectuer sur elles des gestes médicaux. Il assurait aussi qu’il n’avait pas la volonté de faire mal. Confronté aux témoignages des patientes, le médecin avait qualifié ces accusations de « délirantes ». Selon lui, ces patientes étaient en échec thérapeutique. « C’est certainement la cause de cette haine à mon égard », avait-il déclaré.


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