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Biodiversité : la Terre va perdre entre 6% et 10% de ses animaux et de ses plantes d’ici 2050, selon une étude

Le réchauffement climatique et la dégradation des habitats naturels vont causer une « cascade » d’extinctions, selon une nouvelle étude.

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France Télévisions

Publié le 16/12/2022 21:23

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Ces extinctions en chaîne sont « inévitables ». S’appuyant sur de nouveaux outils de modélisation permettant de mieux prendre en compte les « co-extinctions » – à savoir quand la disparition d’une espèce en entraîne d’autres, qui en dépendent -, une étude, publiée dans le journal Science Advances (lien en anglais), vendredi 16 décembre, estime que la Terre va perdre entre 6% et 10% de ses animaux et ses plantes d’ici 2050 et jusqu’à 27% d’ici 2100.

« Chaque espèce dépend des autres d’une certaine manière », souligne le professeur Corey Bradshaw de l’université australienne de Flinders et co-auteur de l’étude. Par exemple, lorsqu’une espèce disparaît en raison du changement climatique (extinction primaire), son prédateur finit lui aussi par s’éteindre faute de nourriture (co-extinction). Estimant que les précédentes modélisations n’avaient pas suffisamment appréhendé ce phénomène d’interdépendance, les auteurs de l’étude ont construit, avec l’aide d’ordinateurs surpuissants, une énorme « planète Terre virtuelle » prenant en compte « qui mange qui », a expliqué Corey Bradshaw.

Ce modèle a permis de simuler différents scénarios de changement climatique et de dégradation des habitats – par exemple sous l’effet de la déforestation – pour prédire la perte de biodiversité à un endroit donné.

Les chercheurs prédisent que la menace la plus importante se matérialisera là où la biodiversité est aussi la plus importante. Ils ont aussi établi que le changement climatique serait responsable de la plus grande proportion d’extinctions, un nouveau rappel que les deux crises du climat et de la biodiversité sont intimement liées.

La publication de cette étude intervient alors que les ministres du monde entier sont réunis pour la COP15, à Montréal, afin de sceller un nouveau « pacte de paix avec la nature ». Les défis à relever lors de cette conférence de l’ONU sur la biodiversité sont considérables : un million d’espèces sont menacées d’extinction. Le changement climatique devrait accélérer ce mouvement sous l’effet des événements météorologiques extrêmes, des changements de comportements ou d’habitats.


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