Pérou : sept morts dans des affrontements entre militaires et manifestants, l’ex-président maintenu en prison

Poursuivi pour « rébellion » et « conspiration », Pedro Castillo encourt dix ans de prison.

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France Télévisions

Publié le 16/12/2022 08:31

Temps de lecture : 1 min.

Le mouvement de contestation s’aggrave au Pérou, où il est entré vendredi 16 décembre dans son 9e jour. La Cour suprême a décidé, jeudi, de laisser en détention l’ex-président Pedro Castillo, incarcéré depuis sa destitution le 7 décembre, à la suite d’une tentative ratée pour dissoudre le Parlement, qualifiée de putsch manqué par ses adversaires.

Le parquet, rappelant qu’il avait essayé de se réfugier à l’ambassade du Mexique après sa destitution, réclamait son maintien en détention jusqu’en juin 2024 en invoquant un « risque de fuite ». Poursuivi pour « rébellion » et « conspiration », l’ex-président encourt dix ans de prison.

Dans les rues, la mobilisation contre le nouveau pouvoir et le Parlement ne faiblit pas malgré l’état d’urgence décrété mercredi pour 30 jours dans tout le Pérou. Cette mesure permet à l’armée de participer aux opérations de maintien de l’ordre.

Sept personnes ont été tuées jeudi à Ayacucho, dans le sud du pays, lors d’affrontements entre militaires et partisans du président déchu, selon les autorités sanitaires régionales. Ces affrontements ont eu lieu « dans divers points de la ville », selon la Direction régionale de la santé. Au moins 15 personnes ont été tuées pendant des manifestations depuis le 7 décembre, et un total de 340 personnes ont été blessées, selon le Défenseur du peuple (Ombudsman), institution chargée de défendre les droits fondamentaux.


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