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Comment Pokémon est devenu la franchise la plus rentable de tous les temps

26 ans après sa création, la franchise Pokémon continue toujours de séduire les générations. Un succès sur lequel revient la journaliste Céline Kallman dans le podcast BFMTV Le titre à la une.

Franchise incontournable des années 2000, Pokémon continue d’avoir une influence considérable dans la pop culture. Que ce soit grâce aux jeux vidéo, aux cartes ou encore aux séries et films dérivés, le phénomène, lancé il y a 26 ans, suscite toujours l’engouement, mais il rapporte aussi gros.

Comme le précise Safe Betting Sites en 2021, la célèbre licence a dépassé les 100 milliards de dollars de recettes en 2020, ce qui en fait la franchise la plus rentable de l’histoire. Un succès sur lequel revient la journaliste Céline Kallman dans le podcast BFMTV Le titre à la une.

Un « parfait écosystème »

Créés en 1996 par Satoshi Tajiri, les petits monstres Pokémon aux pouvoirs magiques arrivent dès les années 2000 en France et connaissent un succès fulgurant. À l’époque, ce ne sont pas encore les cartes qui sont les vedettes de la franchise mais bien les jeux vidéo.

Selon Nintendo, en 2020, les jeux Pokémon se sont vendus à plus de 368 millions d’unités depuis leur création. Les premières éditions mythiques Pokémon Rouge et Bleu sur Game Boy se sont quant à elles écoulées à plus de 30 millions d’exemplaires, ce qui en fait l’un des jeux vidéo le plus vendu au monde.

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Mais selon le YouTubeur David Lafarge Pokémon, 26 ans et spécialiste de la franchise, si la licence est numéro 1 dans le monde, et devance Star Wars ou Marvel, c’est notamment grâce à son « parfait écosystème ».

« Ils ont un dessin animé, puis il y a manga, des films, un magasin, un jeu de cartes, des peluches… », explique David Lafarge Pokémon.

Et d’ajouter: « Si tu aimes le film tu peux potentiellement acheter des cartes, si tu aimes le manga tu peux potentiellement acheter des cartes. Donc déjà ça attire beaucoup de monde. »

Marché lucratif des cartes Pokémon

Le vidéaste, né la même année que la création de la licence, a découvert l’univers de Pokémon dès son plus jeune âge et se passionne davantage pour les cartes développées par la franchise en 1996.

Il en a même fait le sujet principal de ses chaînes YouTube et Twitch où il réalise des vidéos d’ouvertures de paquets (aussi appelés booster) de cartes devant plus de 2 millions de spectateurs.

Vendues aux alentours de 3$, soit 2,40€ à l’époque, ces cartes pour enfants font désormais office de pièces de collection et se revendent à prix d’or. En 2021, à Troyes, une vente aux enchères de cartes Magic et Pokémon a par exemple totalisé 85.000 euros, dont près de 12.000 rien que pour une carte de Dracaufeu.

Des prix exorbitants qui se justifient selon David Lafarge Pokémon: « Pokémon, c’est un patrimoine. Aujourd’hui, si on déchire une carte Pokémon de 1996, il n’y en a pas de nouvelles cartes qui réapparaissent. C’est comme les animaux en voie de disparition. S’il y en a une qui s’abîme, ça en fait une en moins. »

Pour valoir de l’argent, ces cartes rares doivent respecter certains critères: être en bon état, neuve, pas rayée, sans empreinte de doigts et être authentifiée et notée par une entité dédiée, baptisée PSA, explique David Lafarge Pokémon.

« En 2013, quand j’ai commencé YouTube, j’ai conseillé aux gens de mettre des paquets de côté et je peux vous dire que j’ai rendu au moins quelques milliers de personnes millionnaires », poursuit le vidéaste.

Et d’ajouter: « À l’époque y avait des paquets qui coûtaient 3 euros et qui se revendent aujourd’hui environ 2800€. Le calcul est très simple. »

Sur petit et grand écran

Outre les cartes, l’une des recettes du succès de la franchise Pokémon, c’est sa série animée culte. Lancé en 1999 en France, ce programme raconte l’histoire de Sacha Ketchum, accompagné de son fidèle compagnon Pikachu, dans sa quête pour devenir le meilleur dresseur de Pokémon. Un objectif atteint par le personnage cette année, après 25 saisons d’aventures.

Mi-décembre, la Pokémon Compagny a également annoncé que les deux stars de la série, Sacha et Pikachu allaient prochainement disparaître de la série animée japonaise culte, au profit d’un nouveau divertissement avec des personnages « encore jamais vus », dont le duo Liko et Roy.

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En marge de cette série, Pokémon s’est également exporté au cinéma avec plus d’une vingtaine de films dont un long-métrage en prise de vue réelle, Pokémon: Détective Pikachu. Sorti en 2019, ce film, réalisé par Rob Letterman est inspiré du jeu vidéo éponyme développé en 2016 par la franchise.

Révolution du jeu mobile

Face aux succès des jeux vidéo sur consoles, la Pokémon Company a compris qu’il fallait avancer avec son temps et a révolutionné le jeu mobile avec Pokémon Go, application gratuite de capture de monstres qui a introduit des mécanismes de géolocalisation et de réalité augmentée.

Comme dans les jeux vidéo d’origine, l’objectif est de capturer des Pokémons qui apparaissent dans l’environnement réel des joueurs, c’est-à-dire, dans la rue, à la maison, ou dans les parcs.

Pokémon Go dans les rues de Paris

Pokémon Go dans les rues de Paris

Pokémon Go dans les rues de Paris © Thomas Samson – AFP

Difficile d’être passé à côté de la frénésie engendrée par cette application, lancée en 2016. Partout, en France, comme dans le monde, des groupes de joueurs, chassaient, smartphone à la main, les Pokémon les plus rares, provoquant dans certains cas d’impressionnant mouvements de foule.

Un succès intergénérationnel

Après 26 ans d’existence, Pokémon ne semble pas avoir pris une ride et continue de séduire les différentes générations en proposant des produits capables de réunir aussi bie, les enfants nés avec la franchise aujourd’hui adultes que leurs propres enfants.

Une capacité de renouvellement qui fait la force de la licence selon David Lafarge Pokémon:

« Pokémon c’est quelque chose qui se transmet très rapidement. Et ils sont très forts parce que tous les trois ans et demi, ils sortent des nouvelles générations de Pokémon », indique-t-il.

Et d’ajouter: « Du coup, il y a des nouvelles personnes qui rentrent dans Pokémon et les personnes qui étaient déjà fans de l’univers reviennent jeter un œil puisqu’il y a des nouveautés et donc ça ne s’arrête jamais. »

Récemment, les nouveaux jeux vidéo de la franchise Pokémon « Écarlate » et « Violet » sur la console Nintendo Switch ont connu un démarrage en fanfare avec dix millions de ventes en seulement quelques jours après leur sortie fin novembre.

Par Carla Loridan avec Céline Kallmann


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