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Brésil : l’investiture de Lula, de retour à la présidence du pays 12 ans après, se déroule sous haute sécurité à Brasilia

Parmi la cinquantaine de délégations étrangères présentes figurent le roi d’Espagne et 17 chefs d’Etat, dont les présidents de l’Allemagne, du Portugal et de plusieurs pays latino-américains comme l’Argentine.

De retour au pouvoir 12 ans plus tard. L’icône de la gauche brésilienne, Luiz Inacio Lula da Silva, redevient président du Brésil, dimanche 1er janvier, lors d’une investiture à Brasilia snobée par le chef de l’Etat sortant, Jair Bolsonaro. La cérémonie sera encadrée par un important dispositif de sécurité face à la menace posée par l’extrême droite. A 77 ans, Lula doit être de nouveau proclamé président de la première puissance d’Amérique latine après ses deux mandats de 2003 à 2010, et signer le retour de la gauche au palais présidentiel.

Jusqu’à 300 000 personnes sont attendues pour cette journée. Quelque six heures avant son intronisation, des centaines de partisans, souvent vêtus de rouge, la couleur du Parti des travailleurs (PT) de Lula, avaient envahi les rues de la capitale et une file d’attente interminable, d’au moins un kilomètre, s’était formée aux contrôles de sécurité.

Alors que les fidèles les plus radicaux de l’ex-président Jair Bolsonaro veulent empêcher l’accession de Lula au pouvoir et campent toujours devant des casernes de diverses villes, réclamant une intervention militaire, la sécurité a été renforcée. Toutes les forces de police du district de Brasilia (quelque 8 000 agents) sont mobilisées, ainsi qu’un millier de policiers fédéraux.

Lula sera officiellement investi président à 15 heures (19 heures en France) après avoir prêté le serment de respecter la Constitution devant le Congrès. Ensuite, il se dirigera vers le palais du Planalto, joyau architectural d’Oscar Niemeyer, pour recevoir la fameuse écharpe présidentielle, sertie d’or et de diamants. La foule sera massée pour écouter le discours du nouveau président sur l’immense esplanade des ministères, près de la place des Trois Pouvoirs, où se côtoient le palais présidentiel, le Congrès et la Cour suprême.

Parmi la cinquantaine de délégations étrangères présentes figurent notamment le roi d’Espagne et 17 chefs d’Etat, dont les présidents de l’Allemagne, du Portugal et de plusieurs pays latino-américains comme l’Argentine. Les Etats-Unis ont dépêché la secrétaire à l’Intérieur, Deb Haaland, et la Chine son vice-président, Wang Qishan. La France est, elle, représentée par Olivier Becht, ministre délégué au Commerce extérieur.


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