A la Une

Quels sont les médicaments en tension en France ? Découvrez-le grâce à notre moteur de recherche

Les tensions sur les médicaments à base de paracétamol et d’amoxicilline se poursuivent, alors qu’une triple épidémie de grippe, de Covid-19 et de bronchiolite touche l’Hexagone. Plus de 300 produits sont en rupture de stock, selon les données de l’ANSM.

Doliprane, Efferalganmed… Depuis plusieurs mois, de nombreux médicaments utilisés couramment connaissent d’importantes pénuries. C’est notamment le cas pour l’amoxicilline : 70% des pharmacies françaises sont en rupture de stock alors que cette molécule représente « deux tiers des prescriptions d’antibiotiques chez l’enfant », selon Rémi Salomon, pédiatre à l’hôpital Necker à Paris. Une situation qui inquiète fortement les pédiatres et l’ensemble des professionnels de santé, alors qu’une triple épidémie de grippe, de Covid-19 et de bronchiolite frappe actuellement l’Hexagone.

Pour tenter de pallier ces pénuries, l’Agence nationale de la sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM), qui veille à la disponibilité des produits pharmaceutiques, a autorisé fin décembre les pharmacies à produire elles-mêmes de l’amoxicilline, « à titre exceptionnel et temporaire ». Début janvier, le gouvernement a aussi interdit la vente en ligne de produits à base de paracétamol jusqu’à la fin du mois. Cette décision concerne notamment le Doliprane et le Dafalgan. Car « les tensions en médicaments à base de paracétamol se poursuivent depuis plus de six mois », explique l’arrêté.

L’ANSM met quotidiennement à jour des données sur les tensions concernant tous les médicaments dits d’intérêt thérapeutique majeur, c’est-à-dire ceux « dont l’indisponibilité peuvent entraîner des problèmes de santé publique majeure« . Ces données sont issues des signalements de ruptures de stock effectuées par les laboratoires pharmaceutiques. Les médicaments sont classés dans quatre catégories différentes en fonction des tensions sur le marché : en arrêt de commercialisation, en rupture de stock, en tension d’approvisionnement ou remis à disposition.

Le nombre de signalements n’a cessé d’augmenter, passant de 405 en 2016 à 3 000 en 2022, selon les chiffres issus des rapports d’activité de l’ANSM et une estimation révélée par Les Echos.

Cette hausse s’explique notamment par le fait que l’agence du médicament a demandé aux industriels « de déclarer le plus en amont possible tout risque de rupture afin de pouvoir anticiper au maximum les mesures de réduction de l’impact de ces potentielles ruptures ». L’épidémie de Covid-19 a aussi eu un impact considérable sur les lignes de production des médicaments, notamment sur le territoire chinois où sont produits 80% des principes actifs du Doliprane et l’amoxicilline commercialisés en France.

« Les anti-infectieux, les médicaments du système nerveux et les médicaments du système cardiovasculaire » sont les plus couramment en rupture de stock, explique l’ANSM à franceinfo. Selon ces données, on peut constater par exemple une pénurie de prednisone, un dérivé de la cortisone, d‘Alfatil, un antibiotique qui limite les effets des infections ORL, ou encore de Topiscab, un crème couramment utilisée dans le traitement de la gale.

A la date du jeudi 5 janvier, le nombre de médicaments en tension présents dans la liste publiée par l’ANSM s’élève à 302. Si vous souhaitez en savoir davantage sur les produits pharmaceutiques concernés, vous pouvez taper le nom d’un médicament ou d’une molécule dans le tableau ci-dessous. Il est aussi possible de naviguer directement avec les flèches en bas de la liste.

Pour les dates de remise à disposition, il s’agit « de dates théoriques déterminées à partir de l’analyse des documents fournis par les laboratoires et des différentes études de marché effectuées par nos experts », explique l’ANSM à franceinfo.


Continuer à lire sur le site France Info