Brésil : « Il n’y a pas d’obsession sécuritaire » à Brasilia, selon le directeur de l’Institut des hautes études sur l’Amérique latine

Au Brésil, les soutiens de l’ancien président d’extrême-droite Jaïr Bolsonaro ont envahi le Congrès, le palais présidentiel et la Cour suprême. Pour le directeur de l’Institut des hautes études sur l’Amérique Latine Sébastien Velut, à Brasilia « les bâtiments sont gardés mais de façon assez souple« .

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Radio France

Publié le 08/01/2023 21:48 Mis à jour le 08/01/2023 22:42

Temps de lecture : 1 min.

« Il n’y a pas d’obsession sécuritaire » à Brasilia, a souligné dimanche 8 janvier sur franceinfo Sébastien Velut, directeur de l’Institut des hautes études sur l’Amérique latine, alors que des centaines de partisans de l’ex-président d’extrême droite Jair Bolsonaro ont envahi le Congrès, le palais présidentiel et la Cour suprême à Brasilia, une semaine après l’investiture du président de gauche Lula dont ils refusent l’élection. A Brasilia, « les bâtiments sont gardés mais de façon assez souple« , selon Sébastien Velut.

« L’invasion du Congrès et du palais présidentiel semble s’être faite assez facilement par les manifestants« , estime le spécialiste de l’Amérique latine. « Il n’y avait personne, le Congrès ne siégeait pas » et « le bâtiment était vide et semble-t-il assez peu protégé. » Selon lui, les manifestants ont pu « assez facilement dépasser les forces de police » qui « essaient d’éviter trop de violence« .

Sébastien Velut précise que « cela fait plusieurs jours que les manifestants favorables à Bolsonaro sont présents à Brasilia et manifestent contre l’investiture de Lula » et qu’il y a eu « des arrestations ces derniers jours« . « Si cette invasion avait été prévisible, la police aurait été mieux préparée pour l’arrêter« , ajoute le directeur de l’Institut des hautes études sur l’Amérique latine. Il rappelle que Jaïr Bolsonaro « avait dit que cette élection serait frauduleuse. Mais les institutions brésiliennes ont toute validés le processus électoral« . Les partisans de l’ancien président « entretiennent le mythe que l’élection a été volée« .

Le spécialiste de l’Amérique latine tempère la comparaison avec l’invasion du Capitole à Washington il y a deux ans par les partisans de Donald Trump. « La grande différence, c’est que dans l’invasion du Capitole, le Congrès siégeait. Et deuxièmement, le résultat du vote n’avait pas été complètement validé. Alors que là, Lula est investi depuis une semaine. La situation est bien différente. »


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