Football : « C’est la seule femme, on voulait sa peau », assène le clan de Florence Hardouin, directrice générale de la FFF, mise à pied et victime d’un infarctus

La directrice générale de la Fédération française de football, mise à pied à titre conservatoire, a été victime d’un infarctus, mercredi, raconte une de ses proches.

Après la décision du comité exécutif (comex) de la Fédération française de football (FFF), réuni mercredi 11 janvier, de la mise en retrait du président Noël Le Graët et de la mise à pied à titre conservatoire de la directrice générale Florence Hardouin, cette dernière a pris la parole par l’intermédiaire d’une proche. Avec son accord, celle-ci évoque, auprès de franceinfo: sport, jeudi 12 janvier, son état de santé et dénonce un acharnement.

Directrice générale de la 3F depuis 2013, Florence Hardouin « a fait un malaise, elle a eu des douleurs au cœur, mais elle pensait que c’était de la tachycardie, raconte Dominique Rouch, proche et conseillère en communication de Florence Hardouin, présente à ses côtés à ce moment-là. On a appelé SOS Médecins, et on a vu à son visage que c’était beaucoup plus grave, mais on ne s’attendait pas à ça. On pensait que c’était une crise d’angoisse. »

Transportée d’urgence à l’hôpital, où elle a été placée « en soins intensifs à la suite d’un infarctus lié à un choc émotionnel », détaille Dominique Rouch. « Elle est sortie d’affaire, mais elle est est extrêmement faible, elle peut très peu parler. Je l’ai eue très peu de temps au téléphone », poursuit sa proche.

En conflit avec Noël Le Graët depuis plusieurs mois, Florence Hardouin, mise en cause dans la presse par de nombreux témoignages de salariés ou anciens salariés pour sa gestion, a été également sanctionnée par les décisions du comex, réuni à la suite des propos méprisants tenus par le président de la FFF envers Zinédine Zidane. Jeudi, Le Parisien a publié deux témoignages d’anciennes salariées de la FFF qui accusent les deux dirigeants de harcèlement. « Un jour, via un document, on nous a demandé de nous accommoder des codes machos et chambreurs. La directrice générale érigeait ça comme principe de fonctionnement », indique notamment une des témoins. « Elle savait que ça allait être la guerre entre Noël Le Graët et elle, souligne Dominique Rouch. Elle s’attendait à la mise à pied. Mais entre s’y attendre et avoir la confirmation… » C’est par la presse qu’elle l’a apprise. « C’est la seule femme, on voulait sa peau », assène-t-elle.

« Elle est très affectée par tout ça, toutes ces années de bataille qu’elle a dû mener pour protéger l’institution. Ça s’est retourné contre elle. Les rapports de l’audit rétabliront, j’espère, la vérité, et elle parlera quand elle ira mieux et que les conclusions seront sorties », explique Dominique Rouch.

Pour le clan Hardouin, la dirigeante de 55 ans a été un fusible de la Fédération. « Elle avait quelques alliés, elle pensait que peut-être, ils allaient prendre son parti. Dans ces moments là, on lui tourne le dos. C’est une accumulation de tout ça qui a fait déborder le vase », poursuit sa proche.

« Elle rétablira la vérité sur tous les points sur lesquels on continue de l’attaquer. Quand je vois dans quel état elle est, on a failli la perdre », assène Dominique Rouch. Cette dernière précise que Florence Hardouin prendra la parole après les conclusions de l’audit diligenté par le ministère des Sports, qui pourraient intervenir dès fin janvier. 


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