Le centriste Franck Leroy nouveau président de la région Grand Est, en remplacement de Jean Rottner

Dès son arrivée à la tête de la région, ce soutien d’Emmanuel Macron s’est affiché comme un adversaire des « extrémismes » et des « dérives populistes ».

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France Télévisions

Publié le 13/01/2023 21:40 Mis à jour le 13/01/2023 21:41

Temps de lecture : 1 min.

Le centriste Franck Leroy, soutien d’Emmanuel Macron, a succédé vendredi 13 janvier à la présidence de la région Grand Est au LR Jean Rottner, démissionnaire fin décembre. Franck Leroy, 60 ans depuis jeudi, qui a aussitôt annoncé qu’il quittait son poste de maire d’Epernay (Marne) qu’il occupait depuis 2000, a récolté 96 voix contre 34 pour l’autre candidat, le RN Laurent Jacobelli. Au total, 169 votants ont pris part au scrutin, qui a compté 38 bulletins nuls et un blanc.

Franck Leroy a assuré que son mandat serait celui du « changement dans la continuité », saluant au passage son prédécesseur, Jean Rottner : « La majorité régionale a un mandat. Ce mandat, il est issu des élections régionales du printemps 2021. Il sera respecté », a-t-il déclaré dans son discours après son élection, qui lui a valu une standing ovation de la part de la majorité.

Ce centriste était le premier vice-président de la région et occupait l’intérim depuis le départ de Jean Rottner, parti rejoindre le cabinet de conseil et promoteur immobilier Réalités, une démission qui a suscité une pluie de critiques chez les élus régionaux et une plainte adressée au Parquet national financier par une association anticorruption. Porte-parole du RN et député de la Moselle, Laurent Jacobelli lui a présenté ses « félicitations républicaines » tout en le prévenant : « Vous êtes un président sous surveillance. »

Franck Leroy s’affiche comme un opposant déterminé à l’extrême-droite, et se pose en défenseur du tissu économique régional. « Je combattrai avec force toutes les extrémismes et les dérives populistes qui fragilisent notre démocratie », a-t-il d’ailleurs lancé dans son discours après son élection. Alors que la fusion au sein du Grand Est des anciennes régions Alsace, Lorraine et Champagne-Ardenne est régulièrement contestée, il refuse la proposition de loi rédigée par 10 députés de droite et du centre pour un retour à une région Alsace de plein exercice.


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