Guinée équatoriale: un parti d’opposition annonce la mort d’un de ses membres en prison

Publié le : 17/01/2023 – 15:54

Julio Obama Mefuman était membre d’un petit parti en exil, le Mouvement pour la libération de la Troisième République de Guinée équatoriale. Celui-ci ne précise ni la date, ni les circonstances de la mort de l’opposant, mais accuse le régime de l’avoir torturé, après l’avoir enlevé et ramené au pays.

Publicité

Selon les autorités équato-guinéennes, Julio Obama Mefuman, 51 ans, est décédé à l’hôpital des suites d’une maladie. Mais pour son parti politique, le Mouvement pour la libération de la Troisième République de Guinée équatoriale, il n’y a aucun doute : l’opposant est mort après avoir été torturé dans la prison de Mongomo, à l’est du pays. Il y était détenu depuis trois ans après avoir été, d’après son parti, enlevé au Soudan du Sud en 2019, puis rapatrié de force à Malabo. Il aurait été depuis torturé à plusieurs reprises.

L’opposant Andrés Esono Ondo, du parti CPDS, dénonce la mort de Julio Obama

La mort de Julio Obama est confirmée. Le CPDS dénonce ce fait. Obama était un citoyen espagnol et le gouvernement équato-guinéen doit ouvrir une enquête internationale pour clarifier ce qu’il s’est passé et permettre à tous les prisonniers d’être visités par leurs familles.

Son décès survient deux semaines après l’ouverture d’une enquête par la justice espagnole pour « enlèvement » et torture de plusieurs opposants, tous de nationalité espagnole, dont Julio Obama Mefuman. La procédure judiciaire vise trois piliers du régime du président Teodoro Obiang, dont l’un de ses fils, Carmelo Ovono Obiang, chef du renseignement extérieur.

Ces trois hommes sont présentés par Madrid comme de puissants responsables de la sécurité et soupçonnés d’avoir orchestré ces enlèvements d’opposants équato-guinéens. Selon un chercheur, l’ouverture de cette enquête par Madrid a pu être l’élément déclencheur du décès de l’opposant espagnol. 

À lire aussi : En Guinée équatoriale, arrestation de l’opposant Gabriel Nse Obiang Obono


Continuer à lire sur le site France Info

%d blogueurs aiment cette page :