INFOGRAPHIES. Plus de 68 millions d’habitants, davantage de mariages, moins de naissances… Découvrez les chiffres clés de la population française en 2022

Malgré une mortalité en hausse et une natalité en berne, la démographie française a atteint un nouveau palier l’an dernier, comme le révèle l’Insee dans son bilan annuel publié mardi.

Huit milliards d’humains sur Terre, mais combien en France ? Le cap des 68 millions d’habitants a été dépassé au 1er janvier 2023, révèle l’Institut national de la statistique (Insee) mardi 17 janvier. Cette progression de la population masque toutefois un recul préoccupant du solde naturel, marqué par une natalité historiquement basse et un nombre de décès en hausse. Les effets de la crise du Covid-19 continuent de se faire sentir, mais pas au point de freiner les ardeurs des amoureux, qui ont permis un pic de mariages et de Pacs. Voici ce qu’il faut retenir du bilan démographique annuel de l’Insee.

Un record d’habitants, porté par l’immigration

La croissance de la population française se poursuit. Après des progressions de 0,34% en 2020 puis 0,36% en 2021, le nombre d’habitants s’est de nouveau accru de 0,32% en 2022, pour atteindre un total inédit de 68 millions de résidents au 1er janvier 2023. L’Hexagone et la Corse abritent 65,8 millions de personnes, les départements d’outre-mer en comptent 2,2 millions.

En un an, la France a donc gagné 200 000 habitants, selon les estimations de l’Insee. Plus des trois quarts de cette hausse s’expliquent par le solde migratoire positif (+161 000 personnes). Autrement dit, on s’installe davantage en France qu’on ne la quitte.

Les décès en hausse, les naissances au plus bas

La France a été endeuillée par 667 000 morts en 2022, un chiffre en hausse de 0,8% par rapport à 2021 et presque aussi élevé que le triste record de 2020, lors de la première année de Covid-19 (669 000 décès). L’Insee explique ces données par le vieillissement de la population et, surtout, par la poursuite de la pandémie, la grippe et les trois périodes de canicule de juin, juillet et août.

Dans le même temps, les berceaux continuent de se vider. Selon les estimations, 723 000 naissances ont eu lieu dans le pays l’année dernière, soit un recul de 2,6% sur un an. « Le nombre de naissances en 2022 est ainsi le plus faible depuis 1946 », souligne l’Insee. De même, « le solde naturel, différence entre les nombres de naissances et de décès, atteint son plus bas niveau depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, à +56 000 ».

Les femmes font de moins en moins d’enfants

Pour la première fois en vingt-cinq ans, l’indicateur conjoncturel de fécondité replonge à 1,80 enfant par femme, contre 1,84 en 2021. L’année 2022 a donc été marquée par la reprise de la dégringolade entamée en 2010, époque où les femmes avaient encore au moins deux enfants en moyenne.

A l’échelle européenne, les femmes françaises restent toutefois les championnes de la fécondité. Une comparaison à partir des chiffres de 2020 permet de classer la France en tête, avec un indicateur conjoncturel de fécondité de 1,82, devant la Roumanie (1,8) et la République tchèque (1,71). La moyenne européenne est de 1,5, plombée notamment par l’Italie (1,24) et l’Espagne (1,19).

L’espérance de vie peine à redécoller

A l’heure de la réforme des retraites, est-ce une donnée qui pourra éclairer une partie des débats ? L’espérance de vie des Français progresse timidement, sans rattraper le retard accumulé depuis le début de la crise sanitaire. En 2022, les hommes ont gagné 0,1 an d’espérance de vie à la naissance ; elle atteint pour eux 79,3 ans. Les femmes, elles, ont stagné en la matière (85,2 ans), tout en conservant une nette avance sur les hommes. Au final, l’espérance de vie des Français reste inférieure à ce qu’elle était à l’arrivée d’Emmanuel Macron à l’Elysée, en 2017.

Des mariages et des Pacs au plus haut

C’est du jamais-vu depuis une décennie : en 2022, 244 000 mariages ont été célébrés, soit une hausse de 11,5% par rapport à 2021, selon les chiffres de l’Insee. Ce niveau élevé de célébrations s’explique « en partie par un rattrapage des mariages reportés pendant la pandémie », avancent les statisticiens. Sur le total des unions, 7 000 concernaient des couples de même sexe.

L’Insee communique également les chiffres portant sur les pactes civils de solidarité (Pacs) conclus en 2021. Avec 209 000 unions enregistrées grâce à ce dispositif, « il s’agit du nombre le plus élevé depuis sa création en 1999 », un record « probablement dû à un rattrapage » lié au Covid-19. Une estimation réalisée pour 2022 laisse augurer un repli et un retour aux chiffres de 2019.


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