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Ex_Machina est un film de SF singulier et pertinent [critique]

Dimanche soir, Alicia Vikander va vous fasciner en robot, sur TF1 Séries Films.

En 2015, Alex Garland, scénariste de 28 Jours plus tard, Sunshine, Never Let Me Go et Dredd, était acclamé pour Ex_Machina, un film de SF qu’il a mis en scène avec Alicia Vikander, Oscar Isaac et Domhnall Gleeson dans les rôles principaux. Une histoire maligne et pertinente suivant le créateur d’une intelligence artificielle, qui sera diffusée ce week-end pour la première fois en clair sur la TNT, sur la chaîne TF1 Séries Films, précisément. Depuis Garland a filmé Annihilation, autre œuvre de science-fiction bien pensée, diffusée sur Netflix depuis le début de l’année.

Annihilation : Que signifie la fin ? Et une suite est-elle possible ?

Première vous conseille fortement de découvrir Ex_Machina. Voici notre critique publiée à sa sortie : “Il manque donc le “Deus” au titre de ce film, justement parce que, dans cette histoire, il n’est pas si aisé que cela de déterminer qui est le “Dieu issu de la machine”, celui qui tire les ficelles et manipule le destin. On pense d’abord au Steve Jobs d’opérette incarné par Oscar Isaac, reclus dans une demeure qui hésite entre les créations architecturales de Frank Lloyd Wright, le bunker antiatomique et la base secrète de savant fou. Nathan aime la bière, les abdos et la compagnie de ses “bons potes”, ces salariés qui gagnent le droit de lui rendre visite. Oui ça pourrait être lui ce nouveau Dieu, créateur de robots féminins sidérants de beauté qui s’éveillent à la conscience. Mais ce pourrait aussi être le robot lui-même, déesse technologique appelée à dépasser le maître parce que capable de se libérer de son joug. À moins que ce ne soit le petit employé du mois, qui ne paie pas de mine mais ne veut pas non plus se laisser éternellement sadiser par son patron pervers narcissique… Outre les femmes robots nues (une très belle idée de cinéma), la force d’”Ex_Machina” tient à ce simple constat : à l’heure des “transhumanistes” de la Silicon Valley, les génies fous rêvant de devenir Dieu ne relèvent plus tout à fait de la science-fiction, ce qui permet à Alex Garland de se réapproprier un thème vieux comme Isaac Asimov (la machine qui s’affranchit de l’homme) sans devoir se confronter au problème de l’originalité. Le reste est une question de qualité d’écriture, de subtilité de ton, d’ingéniosité sur le plan de la direction artistique (sensationnelle) et de capacité des acteurs à se montrer divertissants. Que la meilleure séquence de l’un des meilleurs films de SF contemporains soit celle où Oscar Isaac remue les fesses face caméra sur un énorme beat funk en dit long sur la singularité et la pertinence de ce projet hors normes.”

Alex Garland : “Ex_Machina, c’est ce que j’appelle un film à idées. Comme Orange Mécanique”

Bande-annonce :


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