Trois classiques de l’horreur à voir sur MUBI pour fêter Halloween

Des œuvres phares du cinéma horrifique signées Dario Argento ou David Cronenberg. MUBI sort les griffes pour fêter la nuit d’Halloween.

Le cinéma d’auteur est souvent peu représenté, et enfoui sous les films populaires, sur les grandes plateformes de streaming. Sur MUBI, c’est tout le contraire. Le service de vidéo à la demande regorge de chefs-d’œuvre, des années 1950 à nous jours (de Jean-Luc Godard à Ingmar Bergman, en passant par Michael Mann et Andreï Tarkovski). Et il est alimenté sans cesse : chaque jour un nouveau film arrive, et un autre disparait. 

MUBI s’est associé avec Première pour vous proposer de découvrir gratuitement son catalogue pendant 30 jours. Pour terminer de vous convaincre, voici une sélection trois chef-d’œuvre arrivés en mars sur la plateforme. 

Pour fêter Halloween, Mubi a sélectionné quelques perles du cinéma horrifique.

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Rage de David Cronenberg (1977)

Dans la foulée de Frissons (Shivers), le jeune Cronenberg, 34 ans, enchaîne avec Rage (Rabid), deux productions fauchées en apparence, qui voit la ville de Montréal en proie à des contaminations. L’héroïne de Rage survit à un accident de moto et passe par une clinique de chirurgie esthétique qui expérimente une nouvelle forme de greffe. A son réveil, Rose (la pornstar Marilyn Chambers préférée in extremis à Sissy Spacek) se retrouve doté d’un mystérieux orifice sous son aisselle et surtout ne parvient plus à s’alimenter normalement. Assoiffée de sang, son corps va très vite vampiriser la population créant le chaos. Produit par Ivan Reitman, futur réalisateur de la saga S.O.S Fantômes, Rage peut se voir comme la matrice de l’œuvre à venir de Cronenberg. Le corps humain abimé, accidenté et transformé devient le vecteur d’une apocalypse. On pense évidemment aux zombies de Romero en voyant la population devenue une armée des morts. Quant à y voir, une satire du monde capitaliste, David Cronenberg préfère botter en touche:  » Mon expérience de la vie en société ne ressemble pas à celle de Rage où des gens se déchaînent dans les rues, explique le cinéaste à Géraldine Pompon et Pierre Véronneau dans leur livre David Cronenberg, La beauté du chaos (cerf-corlet).Je n’ai jamais vécu cela. C’est donc vraiment un exemple d’un désordre intérieur plutôt qu’extérieur. »

 

Suspiria de Dario Argento (1977)

A la fin des seventies, Dario Argento est une superstar du cinéma horrifique. Le giallo transalpin qui combine érotisme et fantastique, a traversé toutes les frontières et fait des émules un peu partout. Le point de bascule du cinéma d’Argento est survenu deux ans avant avec Les frissons de l’angoisse où tel un peintre maniériste, le cinéaste reprend des motifs hitchcockiens qu’il porte à un point d’incandescence délirant. Suspiria peut, lui, se regarder comme un opéra baroque où l’esthétisme en technicolor dessine un monde onirique inquiétant. On suit l’itinéraire d’une jeune américaine (Jessica Harper) qui intègre une école de danse en Allemagne. Sur place, elle se rend compte que les dirigeants s’adonnent à la magie noire. Porté par la musique progressive de Goblin, les griffes du film se referment peu à peu sur une héroïne devenue le témoin impuissant d’une malédiction épouvantable. « Avec Suspiria, explique Dario Argento à StudioCinelive en 2018, l’idée était de parler d’éducation. Je me suis souvenu de mes années en pension, chez les prêtres. Quand j’écris un film, je redeviens un enfant. J’essaie de retrouver des émotions pures, vraies et surtout des peurs que j’avais. Or pour moi, les professeurs étaient comme des sorcières. Le soir dans les longs couloirs de cette école, quand la lumière s’éteignait, j’étais effrayé par les tableaux, les sculptures qui d’un coup changeaient d’aspect. » Luca Guadagnino a commis un remake en 2018 que le maestro Argento s’est lui-même chargé d’assassiner en interview.

 

Kill List de Ben Wheatley (2011)

Si l’anglais Ben Wheatley semble s’être un peu perdu en route – son remake de Rebecca d’Hitchcock en 2022 sur Netflix était affligeant -, il fut considéré un temps comme « the next big thing » du cinéma horrifique. Il est réellement apparu sur la scène internationale en mai 2012 avec la sélection de son troisième long-métrage, le délirant Touristes à La Quinzaine des Réalisateurs. Dans la foulée sortait sur nos écrans son opus précédent, Kill List (2011), plongée bizarre, parano et énervée au cœur d’une secte. Kill List, c’est l’histoire de deux potes sans avenir qui acceptent de devenir des tueurs à gages et rayent un à un les noms des personnes qu’un mystérieux commanditaire leur demande de tuer. Mais nos deux compères ne savent pas qu’ils sont eux-aussi sur une liste. Kill List est un film malaisant, pervers, macabre et jouissif. Julia Ducournau, fan de Ben Wheatley, a depuis engagé son compositeur attitré, Jim Williams.

La programmation spéciale Halloween comprend aussi: Touristes de Ben Wheatley (2012), Un couteau dans le cœur de Yann Gonzalez (2018) et Green Room de Jérémy Saulnier (2015).


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