Cinéma

Indiana Jones 5 : James Mangold promet de faire sa « meilleure version de Steven Spielberg »

Et Harrison Ford fera lui la « meilleure version de lui-même avant 40 ans ».

James Mangold se livre auprès d’Entertainment Weekly à propos de son prochain film, particulèrement attendu : Indiana Jones et le Cadran de la Destinée. Ne comptez pas sur le réalisateur de Logan et du Mans 66 pour spoiler quoi que ce soit, il a simplement donné au site américain un avant-goût général de ce qui nous attend dans cette suite, cinquième opus de la saga initiée par George Lucas (au scénario) et Steven Spielberg (à la réalisation). Voici un récapitulatif, pour patienter jusqu’à sa sortie, le 28 juin 2023.

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A propos du personnage d’Indiana Jones, d’abord : « C’est un héros phénoménal et unique. Un nerd brillant qui est aussi être badass. C’est le genre de gars qui n’est jamais aussi heureux que quand il met ses lunettes et se plonge dans un bouquin, mais qui se retrouve d’une façon ou d’une autre embarqué dans ces situations folles. Il utilise alors des armes non-orthodoxes pour se défendre, il trouve le moyen de s’en sortir à l’aide de son cerveau, ce qui est assez différent des héros de notre culture contemporaine, qui se basent sur leurs pouvoirs. »

A propos de ce « Cadran de la destinée«  (Dial of Destiny, en VO) : « Je ne peux pas vous dire à quoi cela fera référence, sans quoi je gâcherai le film. Mais y a-t-il une relique dans cette suite qui possède un certain pouvoir ? Ou qui puisse en avoir ? Et est-ce basé sur des spéculations historiques et scientifiques ? Absolument. »

A propos des périodes durant lesquelles se déroulera cet épisode 5 : « Le film démarrera en 1944 avec une scène classique d’Indy en action. Je ferai ma meilleure version de Steven, et Harrison, sa meilleure version de lui-même avant 40 ans. » La bande-annonce tease d’ailleurs cette séquence où le comédien de 80 ans est rajeuni numériquement, de façon bluffante. Puis on basculera précisément en 1969. Un choix qui n’a rien du hasard après les trois premiers volets se déroulant dans les années 30 et offrant selon Mangold « une synergie merveilleuse entre le côté pulp des films de ces années-là et la manière de filmer de l’époque. » Ici, l’idée est de transporter des personnages de cette décennie dans un monde plus moderne : « En 1969, c’était vraiment le début du monde d’aujourd’hui, en terme de technologies, de course à l’espace. Vous aviez la Guerre Froide, le pouvoir nucléaire, des mystères, on voyait moins clairement qui étaient les gentils et les méchants. Ainsi, il faut vraiment réfléchir avant de transposer ce côté simpliste gentil/méchant dans un monde qui est plus compliqué que ça. On a essayé d’exploiter cela en avançant l’intrigue en 1969, afin de plonger un héros qui est habitué au monde en noir et blanc dans une période devenue grise. »

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A propos de Helena, la filleule d’Indy qui sera incarnée par Phoebe Waller-Bridge, Mangold parle de « catalyseur » du film. « Elle est la fille d’un bon ami d’Indy, qu’on verra aussi à l’écran. Elle se retrouve malgré elle au coeur d’un problème, et elle fait appel à Indy pour l’aider. C’est un personnage rempli de contradictions, à la fois charmante et brillante, mais qui entraîne des tas de soucis. » Il ajoute espérer que son arrivée dans le film le transforme instantanément en « aventure classique d’Indiana Jones », et ce même si cette suite traitera des nouvelles thématiques des années 1960.

A propos de Mutt, le fils d’Indy joué par Shia LaBeouf dans Le Royaume de Cristal, en 2008, Mangold confirme que l’acteur -qui a ouvertement critiqué le film de Spielberg- ne reviendra pas dans cette suite, comme cela avait été annoncé en 2017. « Mais oui, vous saurez ce qu’il lui est arrivé », précise-t-il.

Indiana Jones 5 sera-t-il le dernier film de Harrison Ford dans le rôle ? Comparant cette suite à Logan (2017), dans lequel Hugh Jackman faisait ses adieux à Wolverine (un personnage qu’il va finalement retrouver dans Deadpool 3), le scénariste et réalisateur détourne un peu la question : « Disons que je m’intéresse toujours aux histoires de héros au crépuscule. Que peut faire un héros quand le monde a tellement changé qu’il sent qu’il n’y a plus de place pour lui ? Je trouve ça vraiment captivant de regarder les héros classiques par le prisme de nos agissements actuels. Logan était une aventure très sombre, dramatique et sérieuse, c’était voulu. Le Cadran de la destinée sera différent. Je sais bien que mon boulot en étant engagé sur Indiana Jones était d’en retirer tout l’humour et d’en faire un chant funèbre. Mais je crois qu’on a réussi à trouver un certain équilibre, avec du réalisme, entre la question : ‘Où en serait ce personnage à ce moment de sa vie ?’, à laquelle on essaye de répondre honnêtement, mais aussi une autre promesse de notre film : en faire une aventure incroyable avec de l’action, des moments héroïques, des poursuites et des solutions ingénieuses pour résoudre des problèmes diaboliques. C’est ça, un film Indiana Jones. »

Concernant les autres personnages clés de cette suite (Antonio Banderas, Shaunette Renee Wilson, Thomas Kretschmann, Toby Jones, Boyd Holbrook et Mads Mikkelsen), James Mangold ne détaille rien pour l’instant. On sait juste que Mads jouera le grand méchant, Voller, et que Boyd sera son bras droit, Klaber.

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