The Duke : Que vaut le film posthume du réalisateur de Coup de Foudre à Notting Hill ?

« On retrouve ici les deux piliers de son cinéma : une malice savoureuse et sa passion pour les comédiens. » Jim Broadbent s’amuse notamment comme un fou !

Dernier film de Roger Michell, le réalisateur de Coup de foudre à Notting Hill, le long métrage The Duke est une histoire d’amour, d’humanité mais aussi de peinture. Son intrigue se déroule en 1961, alors que Kempton Bunton, un chauffeur de taxi sexagénaire, vole à la National Gallery de Londres le portrait du Duc de Wellington peint par Goya. Il envoie alors des notes de rançon, menaçant de ne rendre le tableau qu’à condition que le gouvernement donne l’accès à la télévision gratuit pour les personnes âgées. Adaptation de l’histoire vraie qui avait agité l’Angleterre de 1961 à 1965 (lorsque Bunton avait reconnu le vol), ce long métrage raconte comment un inoffensif retraité s’est vu recherché par toutes les polices de Grande Bretagne, accomplissant le premier (et unique) vol de l’histoire du musée. 

Coup de foudre à Notting Hill pleure son réalisateur, Roger Michell est mort

Pour incarner cette histoire, Jim Broadbent et Helen Mirren prêtent leurs traits à Kempton Bunton et sa femme, tandis que Fionn Whitehead devient l’avocat du sexagénaire. Et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’ils s’amusent beaucoup dans ce film posthume de Roger Michell ! En attendant de le (re)voir ce soir sur Canal +, voici la critique de Première.

The Duke restera donc comme l’ultime long métrage de Roger Michell, disparu le 21 septembre 2021, à seulement 65 ans. Le réalisateur de Coup de foudre à Noting Hill s’y déploie dans un des genres chouchous du cinéma britannique, la comédie sociale. Et ce à travers un récit inspiré par le coup d’éclat en 1961 d’un chauffeur de taxi sexagénaire qui, mécontent de la politique gouvernementale envers les retraités, a dérobé un tableau de Goya au cœur de la National Gallery, réputée inviolable. On retrouve ici les deux piliers de son cinéma : une malice savoureuse et sa passion pour les comédiens. Le tout symbolisé par Jim Broadbent qui s’en donne à cœur joie dans ce personnage d’insoumis pépère ayant fait tourner en bourrique toutes les polices de Grande- Bretagne. Le manque de relief de la réalisation passe au second plan, le plaisir se situe ici dans sa facétie contagieuse et un cabotinage élevé au rang d’art.


Continuer à lire sur le site d’origine

%d blogueurs aiment cette page :