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Fonctionnaires : la CFDT rejoint la contestation

Et de huit ! A l’issue de la réunion de l’intersyndicale de la fonction publique, mardi, la centrale était restée discrète. Deux jours après, la décision est tombée : « La CFDT a fait le choix de participer à la construction de l’unité la plus large possible autour des sujets propres à tous les agents de la fonction publique au service des revendications à porter dans le cadre d’Action publique 2022 et du prochain rendez-vous salarial », a-t-elle annoncé, se joignant donc à l’appel déjà signé par la CGT, FO, la FSU, Solidaires, la CFTC, la CGC et la FA-FP.

« Cela fait longtemps qu’on a alerté et dit qu’on n’excluait rien. On avait un mandat pour une mobilisation encore plus proche du rendez-vous salarial, mais nous avons consulté nos équipes et la décision a été prise ce jeudi à une très large majorité de nous associer à la mobilisation », explique Mylène Jacquot, la secrétaire générale de l’Union des fonctionnaires CFDT.

Nouvelle intersyndicale le 3 mai

Reste l’Unsa. Aussitôt après la fin de l’intersyndicale, mardi dans la soirée, elle a diffusé un communiqué au titre exclamatif : « L’Unsa Fonction publique n’appelle pas à la grève pour l’instant ! » « Nous allons poursuivre nos réflexions, nous continuons de consulter nos instances et nous prendrons une décision de toute façon avant la prochaine réunion de l’intersyndicale, le 3 mai », précise Luc Farré, son secrétaire général. Mais continuer à faire cavalier seul apparaît risqué, alors même que se profilent en décembre les élections de représentativité.

Le prochain rendez-vous de mobilisation marquera-t-il un changement de dimension ? En tout cas, outre le fait que la journée d’action s’achemine vers un carton plein syndical, le 22 mai est suffisamment éloigné pour que plusieurs des dossiers de la  réforme de la fonction publique aient été ouverts d’ici là et pour que l’on approche du rendez-vous salarial que le gouvernement a promis pour la mi-juin. Autant d’éléments qui pourraient faire monter la pression chez les fonctionnaires.

Pour l’heure, la contestation des cheminots a une visibilité autrement plus importante. Elle avait d’ailleurs phagocyté la journée d’action du 22 mars dernier à laquelle appelaient sept des neuf fédérations de fonctionnaires (toutes sauf la CFDT et l’Unsa).


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