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Vol MH370 : des experts pensent avoir (enfin) résolu le mystère

Plus de quatre ans après la disparition du vol MH370 avec 239 personnes à bord, peu après son décollage de Kuala Lumpur à destination de Pékin, aucune explication de ce drame n’a été trouvée. Mais un groupe d’experts assure avoir résolu le mystère.

Ces spécialistes de l’aviation se sont penchés pendant plusieurs mois sur la trajectoire de l’avion sur la base des données des radars militaires. Ils en ont conclu que le crash résultait du suicide du commandant de bord, Zaharie Ahmad Shah, 53 ans.

Une hypothèse qui n’est pas sans rappeler le crash du vol Barcelone-Düsseldorf, de la GermanWings , durant lequel le copilote allemand Andreas Lubitz avait jeté son appareil dans les Alpes françaises, le 24 mars 2015.

Un geste prémédité

L’acte de Zaharie était prémédité, selon ces experts. Pour preuve, Zaharie a probablement mis un masque à oxygène avant de dépressuriser l’avion, ce qui a eu pour effet d’asphyxier les passagers et les membres de l’équipage, estiment-ils.

Cela expliquerait le silence de l’avion qui a dévié de sa trajectoire : pas de « mayday » depuis la radio de l’appareil, pas de message d’adieu final, pas de tentative d’appel d’urgence.

La thèse du suicide pourrait aussi expliquer une bizarrerie sur la dernière trajectoire de vol de l’avion, à savoir un virage inattendu sur la gauche. Le pilote aurait ainsi voulu voir une dernière fois sa ville natale, Penang, en Malaisie, a expliqué l’un des spécialistes, Simon Hardy, dans l’émission australienne, « 60 minutes ».

L’émission « 60 minutes » consacrée au MH370

Echapper aux radars militaires

Ne restait plus alors à Zaharie qu’à éteindre le transpondeur qui aide à localiser les avions et à mener l’appareil là où il le souhaitait. « Il semblerait qu’il ait pris soin de voler à la frontière entre la Thaïlande et la Malaisie, entrant et sortant régulièrement de l’espace aérien de ces deux pays pour échapper aux radars militaires », a détaillé Simon Hardy dans « 60 minutes ».

Si dès 2016, le Premier ministre australien Malcolm Turnbull avait jugé qu’il était « fort probable » que le pilote ait prémédité son geste, toutes ces hypothèses restent pour l’instant des théories et ne sont pas entièrement nouvelles, a rappelé le  site News.com.au .

Dès la disparition de l’avion, Zaharie, un pilote chevronné qui avait 20.000 heures de vols à son actif, et son copilote Fariq Abdul Hamid ont été les principaux suspects. De nombreuses rumeurs ont circulé. On a prétendu que Zaharie aurait détourné l’avion parce que sa femme était sur le point de le quitter ou bien qu’il entendait ainsi protester contre l’emprisonnement d’Anwar Ibrahim, qui était alors le chef de l’opposition en Malaisie.

Toujours aucune trace

En fait, seule l’épave pourrait permettre de déterminer avec certitude ce qui a causé le crash de l’appareil. Les  recherches ont été officiellement abandonnées par les autorités malaisiennes, chinoises et australiennes en janvier 2017.  Seuls trois débris issus du vol ont été repêchés sur les côtes occidentales de l’océan indien.

Une société privée du Texas, Ocean Infinity, a pris le relais en janvier dernier à la demande du gouvernement malaisien. Sans résultat jusqu’ici…


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