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Faurecia prend les manettes de Parrot Automotive

Faurecia acte son intérêt pour la filiale du groupe Parrot. L’équipementier automobile a dévoilé un accord en vue du rachat anticipé de leur entreprise commune Parrot Automotive, détenu jusqu’à présent à 80 % par Parrot. Le montant global perçu par le groupe d’Henri Seydoux sera de 108,5 millions d’euros.

La transaction serait réalisée sur la base d’une valeur d’entreprise de 100 millions d’euros identique à celle retenue lors de l’ entrée de Faurecia au capital , a précisé ce dernier. Faurecia et Parrot s’étaient associés en 2017 par l’intermédiaire d’une participation de 20 % dans la filiale Parrot Automotive, spécialisée dans la connectivité et l’infotainment.

Le métier historique

Cette activité était le métier historique de Parrot, avant son arrivée dans les drones. Lors de sa création en 1999, la société d’Henri Seydoux avait commencé par vendre des kits main-libre aux automobilistes, puis des autoradios ou des consoles infotainment aux constructeurs.

Parrot a rappelé que son partenariat avec Faurecia prévoyait à l’origine la possibilité, dans le courant de l’année 2022, d’organiser le transfert du solde de Parrot Automotive à l’équipementier automobile.

Cette prise de contrôle anticipée à 100 % « permet d’accélérer le développement de solutions d’infotainment Android par Parrot Automotive » a expliqué Faurecia. « Cela facilitera l’introduction d’expériences utilisateur innovantes […] et de nouvelles solutions d’Interface Homme Machine. » La réalisation de l’opération est envisagée au cours du troisième trimestre 2018.

Récolter du cash

Parrot obtient quant à lui du cash après un début d’année très difficile, avec une chute de 23 % de son chiffre d’affaires à 22,1 millions d’euros et des pertes nettes de 18,9 millions d’euros. Parrot souhaite « laisser à Faurecia toute la latitude pour déployer sa stratégie dans la mobilité et les voitures connectées », a déclaré son président directeur général, Henri Seydoux.

L’opération va permettre à Parrot de doubler sa trésorerie tout en concentrant l’ activité de la société sur les aéronefs . L’entreprise mise sur son nouveau  modèle « Anafi » , présenté début juin, pour sortir la tête de l’eau et faire face à la concurrence du  chinois DJI .


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