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Grands Moulins de Strasbourg en redressement judiciaire

Grands Moulins de Strasbourg a six mois pour trouver une solution à ses difficultés. L’ouverture d’une procédure de redressement judiciaire pour six mois a été prononcée lundi par la chambre commerciale du tribunal de grande instance de Strasbourg pour le groupe et sa filiale GMS Meunerie. 

En cessation de paiement, l’entreprise qui emploie 400 personnes dont 180 à Strasbourg, son siège, ne parvient pas à récupérer d’importantes créances  en Afrique et a été lourdement condamnée ces dernières années par les autorités de la concurrence dans l’hexagone. 

Condamnations pour entente 

En Angola, un partenaire commercial et actionnaire minoritaire qui écoulait 20.000 tonnes de farines, « soit la moitié de la production strasbourgeoise », explique le directeur juridique du groupe, Vincent Thiry a laissé une ardoise qui se montait à 58 millions d’euros en  2012, date de la rupture des relations commerciales.  « Les actions menées par GMS Meunerie n’ont pas permis de recouvrement significatif à ce jour, en dépit des procédures diligentées et des saisies de biens qui ont pu être pratiquées », indique le groupe.

Parallèlement, GMS a été condamné à deux reprises par l’Autorité de la concurrence pour des soupçons d’ententes illicites. Les sanctions, près de 29 millions d’euros, font encore partiellement l’objet de procédures judiciaires.

Au total, le passif de l’entreprise de meunerie se monte actuellement à 31,4 millions d’euros qui se justifie également, selon les responsables, par un renforcement de la guerre des prix, par une hausse des coûts de production depuis 2010 et par la chute de l’activité export au premier semestre 2018. Les délais demandés à l’administration fiscale et aux banques ont été refusés.

Le moulin, qui a livré 540.000 tonnes de farines aux industriels, artisans, à la grande distribution ou à l’export, possède des filiales dans les secteurs de la malterie, la pâte d’arachide ou le négoce alimentaire. Elles ne sont pas à ce jour en cessation de paiement. « En vue de financier la période d’observation, GMS pourra procéder à la cession de certains actifs qui ont fait l’objet de marques d’intérêts de la part d’investisseurs », indique le groupe qui espère trouver un partenaire capable de le reprendre dans son ensemble. 

Agé de 83 ans, le principal actionnaire du groupe, Bertrand Leary, a fait savoir qu’il souhaitait s’en désengager. « Le plan de réorganisation du groupe va désormais dépendre des repreneurs ou de leur absence », indique Vincent Thiry.En 2017, le chiffre d’affaires consolidé du groupe s’élevait à 220 millions d’euros. 


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