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Partnair Industries, phénix minier de l’Est mosellan

Mi-octobre, les élus et représentants institutionnels de l’Est mosellan venus inaugurer l’usine de Partnair Industries n’ont pas manqué de saluer une revanche sur le déclin de l’ancien bassin houiller. A quelques encablures des carreaux désertés de Forbach Nord (Moselle), une équipe de 20 personnes, affichant 23 ans de moyenne d’âge, conçoit et assemble des ventilateurs et les cabines de survie fabriquées en France. Le matériel équipe aussi bien le chantier du Grand Paris que les carrières d’Europe ou les mines de Birmanie, de Singapour ou de Russie.

Transmission en famille

Ancien pompier de Paris, Jean Bertolotti, vingt-huit ans, s’est appuyé sur les compétences de son père, ancien ingénieur des Houillères de Lorraine spécialisé dans l’aérage, pour créer  Partnair Industries dans la pépinière d’entreprises Eurodev Center de Forbach. Début 2017, une première levée de fonds lui a permis d’obtenir 1,2 million d’euros pour amorcer son activité, qui se concentre à 80 % en France et en Europe.

La communauté d’agglomération de Forbach Porte de France a consacré 2 millions d’euros à la pimpante construction rouge de 2.200 mètres carrés que Partnair Industries occupe en location. La PME annonce un investissement triennal de 3,5 millions d’euros et prépare une nouvelle levée de fonds. «  Mon objectif n’est pas d’agrandir les locaux forbachois, mais d’apprendre à créer des modules de production au plus près des chantiers  », indique Jean Bertolotti.

Le Kazakhstan en attendant l’Iran

Outre la vente de matériel – désormais truffé de capteurs et intégrant des dispositifs de maintenance prédictive – Partnair Industries réalise des études d’hydraulique et de creusement et assure le pilotage d’installations souterraines. Pour l’heure tenu secret, son chiffre d’affaires se partage entre les mines et carrières (30 %), les groupes de travaux publics (60 %) et les travaux spéciaux tels ceux pour l’Andra. Convaincue du bel avenir des travaux miniers, l’entreprise a vu ses marchés iraniens tourner court du fait de l’embargo américain, mais elle s’est solidement implantée en Russie et au Kazakhstan et prospecte désormais l’Amérique centrale et l’Amérique du Sud.


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