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Elancourt expérimente l’école du futur

La commune d’Elancourt concentre depuis quelques années l’attention des spécialistes de l’éducation… Cette ville de 25.000 habitants, intégrée dans la communauté d’agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines, a lancé à la fin des années 2000 une vaste expérience d’école numérique. Dix ans plus tard, des délégations du monde entier (Chine, Singapour, Corée du Sud, Russie, Suède, Canada, etc.) viennent observer les résultats…

Une flotte de 2.500 tablettes

Au-delà de l’apprentissage informatique, les maîtres d’oeuvre du projet insistent sur l’importance d’initier les enfants au plaisir d’apprendre. « Il faut redonner confiance aux élèves. C’est possible avec le numérique qui représente l’outil le plus puissant pour changer le monde », s’enthousiasme Jean-Michel Fourgous, maire d’Elancourt, président de la communauté d’agglomération de  Saint-Quentin-en-Yvelines et auteur de deux rapports parlementaires sur l’éducation numérique. Ce dernier aime se remémorer sa propre expérience. « J’ai arrêté l’école à 16 ans pour entrer chez IBM. En trois ans, j’ai appris à programmer, à coder, etc. J’ai repris confiance en moi et redémarré mes études. Après un doctorat consacré aux impacts du numérique, j’ai travaillé au CNRS, puis créé une start-up de 25 personnes sur le numérique », confie-t-il.

A Elancourt, toutes les classes de primaire mais aussi de maternelle sont équipées de tablettes (la ville en a acheté 2.400), de tableaux numériques interactifs (125 TNI répartis dans les 23 écoles d’Elancourt) et de robots !  Nao , Thymio, Beebot, Ozobot et autres déambulent désormais dans les différentes classes d’Elancourt dès la maternelle. Objectif : éveiller les élèves au codage de façon précoce et favoriser l’apprentissage du travail en équipe via cette activité ludique qui mobilise des compétences logico-mathématiques, scientifiques et même littéraires.

Espaces flexibles

Apprendre debout, allongé, assis au sol… C’est aussi ce qui est proposé aux enfants dans le cadre du dispositif « Bouge ta cl@sse », second volet de l’expérience-pilote d’Elancourt. Ce projet, réalisé en partenariat avec la Délégation au numérique éducatif (Dane) de l’Académie de Versailles s’inscrit dans le cadre du projet académique Versailles 2020 et du 3e axe de la feuille de route numérique de l’Education nationale 2016-2017 « Repenser les lieux/Mobiliser tous les lieux pour enseigner et apprendre ». Des espaces flexibles ont été imaginés par les enseignants pour mieux s’adapter à l’utilisation des tablettes numériques, aux activités de codage, de sciences collaboratives avec le TNI ou encore de visioconférence en anglais par petits groupes. « Les enseignants de l’Education nationale bien sûr, mais aussi un réseau de partenaires (services départementaux de l’Education Nationale, Dane, réseau Canopé des Yvelines) nous ont accompagnés pour déployer cette école numérique », précise Laurence Dorée, directrice du numérique à la mairie d’Elancourt. Selon cette dernière, le bien-être à l’école des enfants s’est accru depuis plusieurs années : « Les jeunes élèves participent plus et sont bien plus attentifs. Le dispositif présente notamment des similitudes avec un enseignement du type Montessori. »

L’exécutif de Saint-Quentin souhaiterait étendre l’expérience aux onze communes de la communauté d’agglomération. Saint-Quentin-en-Yvelines constitue le pôle économique le plus puissant de Paris-Saclay, avec des employeurs comme le technopôle de Renault (12.000 personnes), Thalès, Bouygues, etc. « Nous nous devons de donner à nos jeunes une éducation à la hauteur et qui leur permette d’être employables par les chefs d’entreprise », souligne Jean-Michel Fourgous. L’expérience pourrait aussi inspirer au-delà des Yvelines. Le 31 janvier 2018, un Forum des usages numériques organisé dans l’Essonne réunissait des responsables de l’Essonne et de l’Académie de Versailles pour partager réflexions et projets, autour notamment du dispositif « Bouge ta cl@sse ».

Elancourt a créé, en 2012, un espace de formation municipale où les enseignants peuvent se former aux usages du numérique. Depuis septembre 2014, il accueille environ 4.000 stagiaires par an (37.000 heures de formation).


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