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Cécile Gallien, : « Macron a tendu la main aux maires, nous devons la saisir »

La maire de Vorey, une commune de 1.400 habitants en Haute-Loire, est la seule membre du bureau resserré de l’Association des maires de France (AMF) à représenter le parti présidentiel. Si elle ne partage pas toutes les critiques virulentes de l’AMF , elle dénonce la situation des territoires ruraux ou en difficulté. Et veut croire aux solutions proposées par Emmanuel Macron, qu’elle a rencontré mercredi.

Je suis une élue rurale et politiquement modérée depuis 2006. Je considère que dans nos fonctions d’élus, on a des responsabilités en partage avec l’Etat. La question de la dette publique ne me laisse pas indifférente non plus. Mais, dans ma commune et mon département, on sent ce sentiment, entretenu ou pas, de déclassement. Le revenu annuel moyen dans la Haute-Loire est de 2.000 euros inférieur au revenu annuel moyen des Français. Et il faut prendre en considération le mouvement des « gilets jaunes » .

Je déplore aussi la baisse des dotations de nombreuses communes en 2018, contrairement à la promesse présidentielle. L’intégration dans des communautés d’agglomérations de 8.000 communes plus pauvres leur a fait perdre 71 millions d’euros de dotations de solidarité. Personne n’avait anticipé cet effet de la réforme territoriale.

Nous avons eu au bureau de l’AMF une discussion très ouverte avec lui mercredi soir. Il a bien compris le désarroi des maires ruraux dans les grandes intercommunalités XXL et accepte de rouvrir le dossier. Il nous a promis de nous associer à tous les travaux de la réforme de la fiscalité locale et de nous fournir toutes les données.

Le président propose aussi des évolutions intéressantes de la fonction publique territoriale, avec l’idée par exemple de ne pouvoir augmenter que certaines professions comme les infirmières. Nous avons par ailleurs besoin de visibilité financière et c’est bien qu’il accepte de relancer la réforme des dotations.

Enfin, il a promis de nous concerter sur les politiques publiques du gouvernement, c’est vrai que nous n’avions pas été très associés jusqu’ici.

J’ai envie d’y croire, car les cartes du commissariat général à l’égalité des territoires qui ont été présentées au Congrès des maires et qui montrent les fortes disparités de situation, ne me conviennent pas du tout. Il y a des hommes et des femmes derrière. Cela fait trente ans que l’on reporte ces politiques structurelles. Le chef de l’Etat nous a tendu une main, nous devons la saisir.

Il faut par exemple rapidement se mettre autour de la table pour proposer des solutions de mobilité du quotidien et d’autres enjeux. Les gros rouleurs doivent être aidés et incités à aller vers des modes de déplacement non polluants. Nous devons nous débarrasser de notre dépendance au pétrole.


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