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RoboCup Junior : la France veut des équipes au top à Bordeaux en 2020

La France peut-elle briller à l’occasion de la RoboCup, qui se tiendra en 2020 à Bordeaux et pour la première fois en France ? Les ingénieurs et les chercheurs en robotique de l’équipe Rhoban du Laboratoire bordelais de recherche en informatique (Labri), déjà trois fois vainqueurs, seront sans doute bien placés. La cote des jeunes élèves français qui participeront à la RoboCup Junior sera plus élevée. En France, la robotique fait partie des programmes scolaires, mais les jeunes français font pâle figure dans les compétitions internationales.

L’Education nationale compte pourtant s’appuyer sur la candidature bordelaise pour développer l’enseignement de la robotique en France. « La robotique éducative est une discipline très riche. Elle permet de faire du ‘numérique débranché’, c’est-à-dire sans être devant un écran, tout en favorisant l’esprit logique avec l’utilisation d’algorithmes, la cocréation, la découverte du design, de la modélisation et de la résolution de problèmes complexes », résume Sébastien Gouleau, délégué académique au numérique au rectorat de Bordeaux. Sous l’impulsion de celle de Bordeaux, d’autres académies se sont mobilisées. On recensait 9 équipes de collégiens et de lycéens il y a deux ans. Elles sont désormais 375 à s’être lancées dans divers concours autour de la robotique.

Faire naître les ingénieurs de demain

Pour mettre toutes les chances du côté des participants, une « task force » de spécialistes associée à Génération Robots, une PME de Mérignac, a sélectionné des éléments de base permettant de faciliter le travail des jeunes roboticiens. « Un robot est constitué de différents modules : moteurs, capteurs, actionneurs, microprocesseurs. Il s’agit simplement de les aider à ne pas perdre de temps à choisir ceux qui sont de bonne qualité », précise Stéphane Brunel, maître de conférences à l’université de Bordeaux et délégué de la RoboCup junior France.

En 2020, les élèves feront concourir leurs petites machines à roues dans différentes disciplines : jouer au football, produire un spectacle ou suivre un parcours semé d’embûches. « L’ambition, c’est avant tout de faire naître les ingénieurs de demain, car l’on constate un déclin de l’intérêt des jeunes pour la technologie. C’est l’un des intérêts de la robotique », assure Camel Derbal, professeur de technologie au collège Chambéry de Villenave-d’Ornon qui, avec son collègue Michel Feugas, pousse l’enseignement de la robotique dans son établissement.


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