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Vente de bitcoins chez les buralistes : les autorités appellent à la prudence

Attention aux monnaies virtuelles ! Les autorités françaises de supervision financière ont appelé lundi les consommateurs à la prudence après l’annonce de la mise en circulation à partir de 2019  de coupons de monnaies virtuelles dans les bureaux de tabac .

Dans un communiqué commun, l’Autorité des marchés financiers (AMF), la Banque de France et l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) ont mis en garde contre « les risques associés à un investissement sur ces actifs spéculatifs, peu adaptés aux profils d’investisseurs particuliers non avertis ». Elles ont aussi rappelé « que l’achat/vente et l’investissement en bitcoins s’effectuaient à ce jour en dehors de tout marché réglementé ».

Grande volatilité

« Le bitcoin s’échange en ligne et n’est matérialisé par aucune pièce ou billet. Il ne bénéficie pas d’un cours légal contrairement aux monnaies émises par les banques centrales. Sa très grande volatilité est avérée et il existe également des risques de piratage des portefeuilles de bitcoins », ont-elles ajouté.

Mercredi dernier, l’annonce de la commercialisation des bitcoins dans les bureaux de tabac dès janvier avait fait polémique. La Banque de France (BDF) avait précisé qu’aucune convention n’avait été signée avec les buralistes pour permettre la vente des bitcoins. Et pour cause, les cryptoactifs ne sont régulés par aucune autorité. Ces buralistes seront équipés de terminaux de la société Bimedia, qui a noué un accord avec la plate-forme KeplerK (qui dispose d’une application sur mobile MyKeplerk).

Aucune garantie

Les autorités de supervision ont également déclaré à propos du bitcoin que « sa diffusion par une société anonyme, Paysafebit SASU au capital de 50.000 euros, utilisant la dénomination commerciale Keplerk, qui ne dispose d’aucune autorisation ni agrément par une autorité française ou étrangère, n’est pas de nature à fournir une quelconque garantie à la clientèle ». Elles ajoutent que « la dénomination commerciale Keplerk ne doit pas porter à confusion avec des sociétés agréées en France telles que Kepler Cheuvreux qui n’ont aucun lien avec cette activité ».

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