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Argenteuil : « carte blanche » pour réinventer les services publics

Près d’un an après le lancement d’une  première expérimentation à Cahors , en présence du Premier ministre Edouard Philippe, l’Etat a décidé de réitérer la démarche « carte blanche » à Argenteuil, le 13 novembre dernier.

D’un territoire rural à faible densité, l’Etat a voulu transposer cette expérience à une collectivité urbaine à forte densité, explique le directeur de cabinet de la ville d’Argenteuil, Jordi Zuniga.

L’objectif de ce dispositif ? Elaborer un service public adapté aux besoins et aux attentes de la population. « Ce territoire urbain permettra de construire des solutions nouvelles adaptées aux usagers et citoyens d’une ville d’lle-de-France », assure la Direction interministérielle de la transformation publique (DITP) qui gère le dispositif.

« La ville d’Argenteuil est ravie de participer à cette démarche », confie Jordi Zuniga. Elle s’inscrit « dans le mouvement mis en place par la municipalité il y a quelques années avec, par exemple, la création d’un guichet unique » pour les inscriptions scolaires et périscolaires, les médiathèques ou les crèches, ajoute-t-il.

« L’Etat ne s’interdit rien »

Le calendrier est court. La phase de diagnostic vient tout juste de commencer et s’étalera jusqu’à la fin 2018 ou début 2019. Pendant les trois ou quatre mois qui suivront, les premières propositions seront mises sur la table, et les solutions choisies seront mises en oeuvre à partir de mi-2019.

Le périmètre d’expérimentation concerné par cette « carte blanche » concerne Argenteuil « mais l’Etat pourrait ouvrir le champ aux communes voisines », précise Jordi Zuniga en insistant sur le fait que « tout est ouvert » et que « L’Etat ne s’interdit rien ».

La DITP a notamment chargé un cabinet de consultants de démarcher, de constituer des groupes de travail sur de nombreux thèmes ou bien encore de mener des entretiens collectifs. Ce sont les acteurs directement concernés (usagers, représentants des mouvements associatifs, du monde économique ou de l’insertion, agents de la ville…) qui ont la tâche d’identifier les problématiques et de proposer des solutions nouvelles. L’idée est de donner le « champ libre » aux acteurs du territoire « pour réinventer le service public », insiste la DITP.

« Déroger au cadre législatif »

Cette dernière assure qu’elle « apportera des moyens humains, techniques et financiers » et donnera « la possibilité de déroger au cadre législatif et réglementaire pour faciliter la mise en oeuvre des solutions innovantes qu’ils souhaiteront expérimenter ».

Si à Argenteuil, rien n’est encore tranché, à Cahors, la mise en pratique de 5 solutions imaginées spécifiquement pour ce territoire a commencé en octobre et durera jusqu’à fin janvier. Certaines de ces solutions sont adaptées à un territoire rural comme la création d’un car itinérant des services publics pour aller à la rencontre des populations les plus isolées.

L’une d’elles, néanmoins, a particulièrement séduit la ville d’Argenteuil, à savoir le croisement des données entre opérateurs sociaux (Caisse d’Allocations Familiales, Pôle emploi et Caisse primaire d’assurance-maladie). Cela permettrait à un agent chargé de renseigner un usager d’avoir l’intégralité de son dossier. « On gagnerait en efficacité », explique Jordi Zuniga.


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