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Le casque de réalité virtuelle pour garder le contact avec son bébé

C’est une première en France. A la polyclinique Jean Villar, à Bordeaux, les femmes venant d’accoucher par césarienne se voient désormais proposer… un casque de réalité virtuelle. Au sein de cet établissement du groupe Elsan, on utilise déjà ces appareils pour détendre certains patients avant leur opération grâce à des images 3D de paysages très bucoliques ou d’environnement aquatique. Renaud Bénichou, gynécologue et obstétricien, a eu une idée toute simple : utiliser ce même casque pour permettre aux mamans de regarder leur nouveau-né dans les bras de leur père. Outre le stress lié au geste chirurgical, les femmes accouchant par césarienne subissent, en effet, le désagrément d’être séparées de leur bébé pendant les quelques heures passées en salle de réveil.

Flux vidéo en streaming

Un premier essai, réalisé avec une caméra 360° très utilisée avec les casques de réalité virtuelle, a donné un résultat décevant. « La caméra 360° offre certes de la haute définition mais pour la scène que privilégie la maman, c’est-à-dire le papa et le bébé, la qualité n’est pas bonne. De plus, ce genre de prise de vues a tendance à donner la nausée, ce qui est évidemment contre-indiqué », explique Denis Bedat, chargé de la médecine intégrative chez Elsan et chargé du projet.

Un deuxième essai a été fait avec un smartphone de dernière génération. Le flux vidéo est envoyé en streaming sur le serveur informatique de l’établissement. Une fois compressé et crypté, il est acheminé avec un petit décalage de deux secondes via le réseau de la clinique vers le casque de réalité virtuelle coiffé par la maman. Si un lien audio permet à la mère d’entendre son bébé et son père, il ne fonctionne pas dans l’autre sens. « Dans une salle de réveil, il y a d’autres patients et du bruit lié aux machines. Cela aurait été anxiogène pour le père et l’enfant », analyse Denis Bedat.

Ce service a déjà été testé avec succès avec deux parturientes. Il pourrait être facturé quelques dizaines d’euros et la famille pourra rapporter son film, effacé des serveurs informatiques de la polyclinique au bout d’une dizaine de jours, sur une clef USB.


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