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« Gilets jaunes » : ces dépenses contraintes qui grèvent le budget des Français

Bon an, mal an, les dépenses contraintes des Français ont tendance à augmenter. Comme l’a dit le Premier ministre mercredi à l’Assemblée, les dépenses contraintes sont celles qui « grèvent le budget des ménages et pour lesquelles les Français pensent ne pas avoir le choix ».

L’Insee définit plus précisément ces dépenses en les appelant  préengagées , c’est-à-dire les dépenses « réalisées dans le cadre d’un contrat difficilement renégociable à court terme ». Il s’agit des loyers, des factures d’eau, de gaz, d’électricité, frais de cantines, assurances ou encore abonnements téléphoniques et Internet. Or, « la part des dépenses préengagées représente une fraction croissante du budget des ménages : elle est passée de 12,4 % de leur revenu disponible en 1959 à 29,4 % en 2017 »notait l’Insee dans une étude parue en octobre dernier. Et  les dépenses liées au logement expliquent plus des trois quarts de cette hausse.

D’où le sentiment des Français que leurs marges de manoeuvre budgétaires se sont en fait réduites ces dernières années, malgré les statistiques disant le contraire. En clair, les ménages ne disposent pas de beaucoup d’argent une fois que les factures sont payées.

61 % pour les ménages pauvres

D’autant que, dans ces dépenses pré-engagées, le poste transports – carburants ou transports en communs – n’est pas pris en compte. Or, pour beaucoup de Français, l’achat d’essence à la pompe est le passage obligé pour aller travailler. En 2006, la part allouée à l’énergie dans le budget d’un ménage, était près de deux fois plus faible dans l’agglomération parisienne (5,7 %) qu’en zone rurale (11,3 %).

Deuxième problème, les dépenses préengagées ne pèsent évidemment pas le même poids selon le revenu du ménage. « La part des dépenses préengagées dans le revenu disponible des ménages est d’autant plus forte que leur niveau de vie est faible : elle passe de 61 % pour les ménages pauvres à 23 % pour les ménages aisés », selon  une étude du ministère de la Santé . Ainsi, en tenant compte du niveau de vie arbitrable – c’est-à-dire ce qu’il reste aux ménages après les dépenses pré-engagées -, « les inégalités apparaissent plus forte ».


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