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Les élus de Loire-Atlantique voteront sur leur rattachement à la Bretagne

La Loire-Atlantique rattachée à la région Bretagne ? La question va bientôt être abordée. « J’ai décidé d’inscrire à l’ordre du jour de la prochaine session le droit d’option prévu par la loi NOTRe, c’est-à-dire de demander aux 62 élus de ce département de s’exprimer sur la question du rattachement de la Loire-Atlantique à la Bretagne », a déclaré le président du département de la Loire-Atlantique, Philippe Grosvalet. 

La prochaine session du département aura lieu du 17 au 19 décembre. 

Le département de Loire-Atlantique fait actuellement partie de la région Pays de la Loire et ne pourra être rattaché à la région Bretagne que si les assemblées de ces trois entités votent en ce sens, à une majorité des trois cinquièmes, d’ici au 1er mars 2019. 

« Le succès de la pétition portée par Bretagne réunie, avec 100.000 signatures, et l’annonce de Philippe Grosvalet sont des étapes importantes pour le rattachement de la Loire Atlantique », s’est félicité Loïg Chesnais-Girard, président du conseil régional de Bretagne, dans un communiqué de presse. « Le Conseil régional s’est toujours prononcé pour la réunification et je proposerai qu’il puisse à nouveau confirmer sa position dans un calendrier à fixer avec les collectivités concernées », a-t-il ajouté. 

Un vote favorable peu probable

Romain Bily, le secrétaire général de l’association Bretagne réunie, qui a milité pendant plusieurs mois pour rassembler les 100.000 signatures, reconnaît en revanche qu’un vote favorable des élus de la région Pays de la Loire est peu probable. 

Cela revient à demander à cette région de « scier la branche sur laquelle elle est assise » car la Loire-Atlantique est son département le « plus riche économiquement, le plus peuplé », a-t-il expliqué à l’AFP. 

Mais pour son association qui a remis la pétition à Philippe Grosvalet, comme pour beaucoup d’habitants de Loire-Atlantique, le département est historiquement et culturellement lié à la Bretagne. « C’est une question qui anime le débat depuis des décennies », a rappelé Philippe Grosvalet. « Je crois que nous serons le premier département en France a mettre en oeuvre cette possibilité démocratique », a-t-il souligné, tout en assurant qu’il « n’influencerait pas le vote ». 

« Je ne peux pas être insensible à cette demande des habitants (…) la loi ne m’oblige à rien, mais c’est la démocratie qui m’oblige », a-t-il encore expliqué pour justifier sa décision de faire voter les élus départementaux.


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