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Les menuiseries FPEE et Bouvet unissent leurs destins

C’est un acteur de poids qui naît, dans la menuiserie, du rapprochement du sarthois FPEE et de l’angevin Bouvet. Les deux sociétés, affichant un chiffre d’affaires presque égal, formeront en janvier prochain un groupe totalisant une production de 500.000 menuiseries pour 300 millions d’euros de ventes annuelles. L’opération, encore soumise à l’Autorité de la concurrence, s’accompagne de la sortie des investisseurs Siparex et Arkéa Capital Investissement, présents au capital de FPEE depuis juin 2015. Ces deux-là avaient alors investi 20 millions d’euros prenant une position minoritaire au sein du groupe sarthois. Ils avaient alors assuré le relais d’autres financiers avec lesquels l’équipe des dirigeants et le fondateur de FPEE étaient entrés en conflit sur la question des dividendes.

Indépendance

Aujourd’hui, le nouvel ensemble FPEE-Bouvet s’affranchit totalement de la présence d’investisseurs financiers. Chaque entreprise restera présidée par ses dirigeants actuels : Cécile Sanz pour FPEE et Patrick Bouvet pour l’entreprise portant son nom. Le holding de tête, au niveau duquel une dette d’acquisition a été souscrite, sera gouverné par un conseil de surveillance de six membres composé de trois dirigeants de FPEE, les autres venant de Bouvet. « C’est un rapprochement entre égaux », commente Alexandre Tremblin, de Siparex, signifiant que les deux entreprises sont complémentaires et sans superpositions majeures. FPEE est orienté vers la rénovation via son réseau Arts & Fenêtres qui s’adresse aux artisans. Quant à Bouvet, la construction neuve est l’un de ses points forts.

Large catalogue

Basé à Brûlon, dans la Sarthe, FPEE fut d’abord spécialisé dans les  fenêtres PVC avant de se diversifier dans d’autres  matériaux (alu, bois, mixte…) et d’acquérir des entreprises complémentaires. L’an dernier, il a investi 8 millions d’euros dans son usine de fenêtres aluminium et lancé une gamme de portes d’entrée, également en alu. Bouvet, basé à Angers, dispose également d’un outil industriel récent pour fabriquer des menuiseries, des portes d’entrée et des volets roulants. Sa filiale Minco, près de Nantes, complète sa gamme sur le segment mixte bois aluminium.

Si chaque entreprise conservera son identité, son indépendance managériale et commerciale, des synergies industrielles apparaissent, notamment dans le domaine de l’extrusion et du laquage. « C’est un projet d’industriels », résume Cécile Sanz. Le nouvel ensemble totalisera 1.500 salariés sur 9 sites industriels.


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