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Wall Street termine divisée après la renomination de Powell à la Fed, le Nasdaq chute

Selon des résultats définitifs, l’indice Dow Jones a grappillé 0,05% à 35.619,25 points après avoir été en forte hausse en séance à la nouvelle de la confirmation, par le président Joe Biden, qu’il renommait Jerome Powell à son poste à la direction de la Réserve fédérale.

Le Nasdaq, où se concentrent les valeurs technologiques plus sensibles à une perspective de hausse des taux, a chuté de 1,26% à 15.854,76 points. L’indice S&P 500 s’est replié de 0,32% à 4.682,94 points.

Ces deux indices avaient d’abord réagi aussi avec enthousiasme à la nomination de Jerome Powell, dépassant leurs records en séance avant de se replier.

Ce revirement des indices est intervenu avec la vive tension sur les taux d’intérêt du marché obligataire qui a suivi l’annonce de la confirmation de M. Powell.

Selon Christopher Vecchio, analyste pour le site spécialisé DailyFX, “ces derniers jours, des responsables de la Fed ont laissé entendre que le rythme de réduction d’achats d’actifs pourrait augmenter en 2022 et avec la renomination de Jerome Powell, il semble que le marché commence à intégrer cette éventualité dans ses cours”.

“Les marchés voient donc Jerome Powell adopter une position un peu plus agressive vis-à-vis du retrait des mesures de soutien monétaire et finalement agir sur les taux pour contrôler l’inflation au cours du premier semestre de l’année prochaine”, a estimé l’analyste.

Cette perspective d’un relèvement des taux potentiellement plus tôt que prévu faisait grimper les rendements sur les bons du Trésor à 10 ans à 1,62% contre 1,54%. Et surtout, ceux sur les bons à deux ans, plus sensibles aux taux à court terme, qui passaient de 0,50% à 0,58%, au plus haut depuis mars 2020.

Cette tension sur les taux soutenait aussi le dollar qui s’affichait à un plus haut en 17 mois face à l’euro.

Sensibles aux taux d’intérêt, les investisseurs se sont détournés des actions dites de croissance, car elles ont besoin de taux bas pour générer la croissance sur laquelle se base leur valorisation en bourse.

Poids lourds du Nasdaq s’il en est, Amazon a lâché 2,83% à 3.572 dollars et Google a perdu 1,92% à 2.941 dollars. Netflix a chuté de 2,89%, Meta (Facebook) de 1,24%. Le Nasdaq revenait lundi de deux séances consécutives de records.

Cette séance mitigée est la première d’une semaine écourtée, qui verra les marchés fermés jeudi pour la fête de Thanksgiving et connaîtra une séance abrégée vendredi, pour le Black Friday qui lance la saison des achats de fin d’année.

Au rang des indicateurs très attendus cette semaine figure l’inflation pour octobre, selon l’indice PCE, baromètre favori de la Fed, qui sera publié mercredi avec les dépenses des consommateurs, une autre donnée regardée à la loupe par les investisseurs.

En toile de fond, les investisseurs restaient aussi préoccupés par “la montée des cas de Covid-19 en Europe et aux Etats-Unis”, soulignait par ailleurs Peter Cardillo de Spartan Capital Securities.

Sur les onze secteurs du S&P 500, six sont restés dans le vert, à commencer par le secteur énergétique (+1,77%) et les actions bancaires (+1,43%), à la faveur de la montée des taux obligataires. Le secteur de la communication et des technologies de l’information était lanterne rouge (-1,24%).

Le constructeur de véhicules électriques Rivian, entré en trombe à la Bourse la semaine dernière, a fondu de 8,16% à 118,11 dollars alors qu’il doit renoncer à son alliance avec Ford pour construire un véhicule électrique.

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