L’œil du marché : « Ce début de semaine s’annonce calme »

La Bourse de Paris évoluait autour de l’équilibre dans les premiers échanges ce lundi (-0,02 %). L’indice vedette CAC 40 s’effritait de 2,29 points à 6.989,39 points vers 9H15. Il avait terminé en baisse de 0,24 % vendredi, ce qui ne l’avait pas empêché de connaître sa plus forte progression hebdomadaire depuis mars (+3,34 %).

Le Dax de la Bourse de Francfort affichait +0,47 % vers 9H35 (8H35 GMT) à 15 696.24 points, et le FTSE-100 de la Bourse de Londres stagnait à +0,05 % à 7 295.50 points. Le Bel 20 de la Bourse de Bruxelles gagnait quant à lui 0,15 % à 4 166.54 points.

« La semaine boursière qui débute va voir les grandes banques centrales se succéder afin de dévoiler leurs projections économiques pour les années à venir et les éventuels changements de politique monétaire qui pourraient survenir », retiennent les analystes de Saxo Banque.

Face à une inflation galopante, 6,8 %, un niveau plus vu depuis près de 40 ans, la Réserve Fédérale américaines n’a d’autres options mercredi que d’accélérer le retrait de ses politiques de soutien aux marchés, jugent-ils.

La Fed avait déjà amorcé, le mois dernier, un net changement de rythme: de 120 milliards de dollars par mois, les achats doivent être réduits de 15 milliards chaque mois, jusqu’à être ramenés à zéro à la mi-juin 2022. La pression est un peu moins forte du côté de la Banque centrale européenne, qui devrait présenter jeudi les suites à donner à son programme de soutien massif qui s’arrête en mars. Mais « ça ne saurait tarder » pour elle aussi, selon Saxo Banque.

Les prix de la zone euro ont augmenté de 4,9 % sur un an en novembre, au plus haut depuis 30 ans, et le refrain sur le caractère temporaire de l’inflation a de plus en plus de plomb dans l’aile. Aux Etats-Unis, La Fed est déjà revenue sur cette qualification initiale de la hausse des prix.

Toutefois, l’équilibre est périlleux à trouver: si les institutions resserrent prématurément leur politique accommodante, elles risquent de paralyser la reprise.

« Les indications des membres du comité de politique monétaire de la Réserve fédérale américaine sur l’évolution future des taux directeurs seront également scrutées », ajoute Tangi Le Liboux, analyste du courtier Aurel BGC. Le marché s’attend à plusieurs hausses au cours de l’année prochaine, et anticipe une date pour le premier relèvement de plus en plus proche.

En attendant, « ce début de semaine s’annonce calme », prévoit M. Le Liboux.

L’impact et la propagation du variant Omicron continueront d’être scrutés, même si les craintes se sont apaisées après des premières données encourageantes sur sa plus faible dangerosité.

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