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La région franchit le seuil des 8 millions d’habitants

Mercredi, Janvier 5, 2022 – 15:00

Selon les derniers chiffres du recensement de l’Insee, la région Auvergne-Rhône-Alpes a franchi, en 2019, le seuil des 8 millions d’habitants. Sa croissance démographique se poursuit avec + 0,6 % en moyenne par an depuis 2013, soit un peu plus que la moyenne nationale. Avec tout de même des disparités selon les départements, l’Allier et le Cantal perdant des habitants, alors que la Haute-Savoie enregistre la plus forte croissance démographique (+1,2 %).

Avec 8 042 936 millions d’habitants, Auvergne-Rhône-Alpes reste la deuxième région la plus peuplée de France, derrière l’Ile-de-France et ses 12 millions d’habitants. Elle représente 12,4 % de la population métropolitaine selon les chiffres du recensement 2019 publiés fin 2021 par l’Insee. Elle se situe devant la Nouvelle-Aquitaine et les Hauts-de-France (autour de 6 millions d’habitants).

47.600 nouveaux habitants en moyenne par an

Entre 2013 et 2019, la population y a crû de 0,6 % en moyenne par an, contre + 0,4 % pour la moyenne en France métropolitaine. La région a ainsi gagné 47.600 habitants en moyenne par an, soit un peu plus que la population d’une ville comme Bourg-en-Bresse. Soutenue aussi bien par la natalité que par l’attractivité résidentielle, elle est une des rares régions où la croissance est aussi équilibrée.

Ce rythme ralentit toutefois, comme dans les autres régions, notamment sous l’effet du vieillissement de la population. Globalement, la croissance démographique ralentit voire diminue presque partout dans la région. Le Puy-de-Dôme est le seul département dont le rythme de croissance a augmenté entre les périodes 2008-2013 et 2013-2019, et la Drôme, le seul à le maintenir.

Le pouvoir d’attraction de Genève et Lyon

Sur la période 2013-2019, c’est une fois de plus la Haute-Savoie qui enregistre la plus forte croissance, portée par l’attractivité de Genève, avec + 1,2 % de sa population en moyenne par an (+1,4 % en moyenne annuelle sur la période 2008-2013). Elle se place au troisième rang des départements métropolitains pour la période 2013-2019, derrière la Gironde et la Haute-Garonne (+ 1,3 %).

Suivent la Métropole de Lyon et l’Ain, qui ont tous deux vu leur population augmenter de 0,9 % en moyenne annuelle sur la période concernée. Le Rhône (hors Métropole de Lyon) et la Drôme ne sont pas loin derrière avec + 0,8 % pour le premier et + 0,7 % pour le second.

Si Genève et Lyon attirent, le nombre d’habitants des AAV (aires d’attraction des villes) de Saint-Étienne et de Grenoble stagne.

Enfin, l’Isère, le Puy-de-Dôme et la Savoie voient leur population croître de 0,5 %, et l’Ardèche de 0,4 %. La Loire et la Haute-Loire affichent quant à elles des pourcentages de 0,2 et 0,1 %.

À noter que la population de l’Ardèche, de la Haute-Loire, du Puy-de-Dôme et de la Drôme augmente essentiellement grâce à l’arrivée de nouveaux habitants. Cette attractivité tend d’ailleurs à s’accentuer sur la période récente liée à la Covid.

Recul observé dans l’Allier et le Cantal

Seuls deux départements voient leur population reculer : l’Allier, où le nombre d’habitants recule de 0,4 % par an en moyenne et le Cantal, de 0,3 %. Leur déficit naturel se creuse, sous l’effet du vieillissement de leur population. Si le Cantal compense cette situation via l’attrait de nouveaux habitants, ce n’est plus le cas de l’Allier, où le solde migratoire est désormais nul sur la période 2013-2019.

Etat / Organismes publics
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INSEE RHÔNE-ALPES
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