La pollution sonore met en péril l’équilibre des milieux marins

C’est un fardeau de plus en plus difficile à contrôler pour les protecteurs des océans. Comme l’indique Le Monde, la pollution sonore générée par les activités humaines a des effets dévastateurs sur le mode de vie des espèces animales comme végétales dans les océans. Les conséquences du transport maritime, de la prospection sismique pétrolière et gazière, des activités militaires ou encore de la construction d’éoliennes en mer sur la vie sous-marine se développent sous différentes formes avec une hausse du stress pour les espèces, une altération du comportement, une perte d’audition mais aussi des changements fréquents d’habitats, décryptent nos confrères.

« C’est une agression constante », fustige Michel André, directeur du laboratoire d’applications bioacoustiques à l’université polytechnique de Barcelone. Les activités humaines en mer sont également la cause de la mort de nombreux animaux. « Il y a eu beaucoup d’observations d’échouages lors d’opérations de prospection pétrolière et d’exercices militaires », souligne le spécialiste. La pollution sonore a également généré une multiplication d’événements peu fréquents au siècle dernier. En atteste la présence récente de mammifères marins, un béluga et une orque, dans la Seine.

« Le constat que l’on fait désormais, c’est que tous les écosystèmes marins sont concernés », informe Michel André. Depuis le début des années 1970, les émissions sonores basses fréquences liées aux déplacements de bateaux ont été multipliées par 32 le long des principales routes de transport maritime. Malgré une atténuation des effets durant la crise du Covid-19, la pollution sonore est repartie à la hausse ces derniers mois. 

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Quelles mesures pour limiter les dégâts ?

Pour limiter au mieux les conséquences sur le milieu aquatique, Michel André estime qu’il faut des « décisions drastiques » face à un « point de rupture » qui approche rapidement. La communauté scientifique appelle à une mobilisation générale des citoyens, politiques et industriels en proposant une batterie de mesures comme des réductions de la vitesse des bateaux, une utilisation d’hélices plus silencieuses, une isolation complète des salles des machines et une identification plus soutenue des zones d’intérêt à préserver. Pour éviter que l’impact ne devienne irréversible.

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