Paris : des militants écologistes bloquent le quai d’Orsay

Des dizaines de militants de Dernière Rénovation ont bloqué la circulation ce mercredi midi afin de défendre un amendement sur la rénovation thermique.

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Des manifestants de Derniere Renovation mobilises sur le quai d'Orsay, le mercredi 2 novembre 2022.
Des manifestants de Dernière Rénovation mobilisés sur le quai d’Orsay, le mercredi 2 novembre 2022. © Thibaut Déléaz – Le Point

Temps de lecture : 2 min

Nouvelle action des militants écologistes de Dernière Rénovation. Après plusieurs opérations de blocage ces derniers jours, notamment sur l’autoroute A6a à la veille du week-end de la Toussaint, une quarantaine de personnes ont bloqué, à la mi-journée ce mercredi 2 novembre, le quai d’Orsay, devant l’Assemblée nationale. Ils sont restés plus de deux heures trente assis au milieu de la route, certains s’étant collé les mains au bitume, avant d’être délogés par les forces de l’ordre vers 15 heures.

Plusieurs députés de la Nupes, notamment d’EELV, se sont joints aux manifestants : Cyrielle Chatelain, Sandrine Rousseau, Julien Bayou ou encore Éva Sas, qui a porté l’amendement au projet de loi de finances visant à porter à 12 milliards d’euros le budget pour la rénovation thermique des logements. C’est cet amendement que défend Dernière Rénovation ce mercredi, face à la menace d’un potentiel recours au 49.3 de la part du gouvernement faisant passer la mesure aux oubliettes.

« C’est une réforme structurelle qui protège les Français sur le long terme, réduisant leurs factures d’énergie », défend Éva Sas. « Ils pourraient dire « 12 milliards c’est trop » et contre-amender, mais dire que c’est inutile parce que Ma Prime Rénov’ fonctionne, c’est un mensonge », acquiesce Julien Bayou, qui dit ne pas comprendre pourquoi « le gouvernement est prêt à perdre autant de crédit pour un sujet tel que la rénovation thermique ».

Une manifestation « non violente »

À l’origine, les militants rassemblés dans le jardin des Tuileries ambitionnaient de bloquer le pont de la Concorde, devant l’Assemblée, mais ils se sont retrouvés encerclés par les forces de l’ordre, qui les empêchaient d’avancer. Un accord a finalement été trouvé pour avancer sans blocage jusqu’au Palais-Bourbon, mais les militants se sont assis sur le quai d’Orsay au moment où ils traversaient la route, escortés par la police. « Il est intéressant de noter que le gouvernement envoie neuf cars de CRS pour une manifestation non violente alors qu’on souhaite simplement qu’il prenne la mesure de ces millions de personnes qui vivent en précarité énergétique », regrette un porte-parole du mouvement.

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Derrière la banderole, Sandrine Rousseau acquiesce : « Les forces de police sont en disproportion. Quand il y avait des milices d’extrême droite qui défilaient la semaine dernière, ils n’étaient pas là. » La députée de Paris y voit une « intimidation de la lutte écologique » par le gouvernement, et fustige les propos de Gérald Darmanin, ministre de l’Intérieur, qui a qualifié les manifestants de samedi contre les superbassines de Sainte-Soline d’« écoterroristes ». « Sont aujourd’hui écoterroristes ceux qui s’approprient l’eau, émettent du CO2 et dégradent la planète. »


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