5 histoires extraordinaires et non résolues d’ovnis : un enlèvement à Haravilliers ?

Les témoignages ont commencé à affluer dans la seconde moitié du XXe siècle. Un peu partout dans le monde, des gens observent ce qu’ils appellent des ovnis. Des objets volants non identifiés. Les scientifiques, la plupart du temps finalement, parviennent à les identifier. À les expliquer de manière tout à fait rationnelle. Parfois, pourtant, le mystère demeure. Comme dans cette histoire assez peu connue du public qui s’est jouée du côté d’Haravilliers, dans le Val-d’Oise.

Le tout premier témoignage date de la fin des années 1940. Un pilote américain d’une trentaine d’années raconte avoir observé neuf « soucoupes volantes » filant à vive allure au-dessus de l’État de Washington. Au fil des années, des centaines de milliers d’individus ont décrit des expériences similaires ou plus déroutantes encore. Un peu partout dans le monde. Et si ça peut avoir l’air loufoque, ils sont pris au sérieux. En France, c’est le Groupe d’études et d’informations sur les phénomènes aérospatiaux non identifiés (Geipan) qui est chargé d’analyser ces témoignages. Ce service du Centre national d’études spatiales (Cnes) étudie les cas signalés de ce que nous avions coutume d’appeler les ovnis – pour objets volants non identifiés –, mais qui ont depuis été rebaptisés pans, pour phénomènes aérospatiaux non identifiés.

Vous imaginez bien qu’il y a des canulars. Mais il faut reconnaître que dans la base de données du Geipan, riche de plusieurs milliers d’observations, figurent surtout des méprises. Des ballons météo, des avions furtifs ou même des lanternes thaïes que les observateurs ont mal identifiés. Et il y a aussi, une part – environ 4 % – de cas qui restent sans explication. Étranges, diront certains. Mais sans explication ne veut pas nécessairement dire que ces cas sont inexplicables. Et encore moins d’origine extraterrestre.

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Certains sont réellement étonnants. Parce que portés par de nombreux témoins sérieux, ou parce que les enquêtes menées n’ont pu aboutir à aucune explication rationnelle. Parmi ces cas non élucidés, celui du supposé enlèvement d’Haravilliers – les ufologues parlent d’abduction. Une véritable référence dans le monde de l’ufologie. Comprenez, dans le monde de l’étude des ovnis que les Anglophones appellent ufo, pour unidentified flying object.

Des témoins tout à fait crédibles

Haravilliers, c’est une commune du Val-d’Oise. Une commune sans histoire. Ou presque. Parce que le 10 janvier 1998, elle a été le théâtre de l’une des histoires d’ovni les plus marquantes de notre pays.

Il est environ 7 heures, ce matin-là. Quatre amis se rendent en voiture à une partie de chasse. Et c’est chemin faisant qu’ils sont les témoins de quelque chose d’étrange. Une sorte de disque géant – entre 40 à 50 mètres de diamètre – qui émet toutes sortes de lumières vertes, bleues et rouges. En lévitation à quelque quinze mètres au-dessus du sol. Les quatre hommes pensent d’abord à une illumination festive. C’est encore un peu de saison. Mais ensuite, c’est le trou noir. Les quatre témoins ne se souviennent de rien d’autre. Ils ignorent même comment ils sont finalement arrivés, vingt minutes plus tard, un peu plus d’un kilomètre plus loin, sur le parking sur lequel ils avaient rendez-vous avec un cinquième comparse, qui raconte l’apparition, lui aussi. Un ronronnement, un bruissement d’air, un objet opaque au-dessus de lui et soudain, un faisceau lumineux discontinu, formant comme des gouttes de lumière, qui descend sur sa voiture. Un garde-chasse sera également témoin de l’ovni. Il le décrira avec beaucoup de précision. En ajoutant qu’il a vu passer aussi, avant le drôle d’objet rond, un avion, volant à très basse altitude.

Ce qui donne du crédit à l’histoire, ce sont les cinq témoins en question. Des hommes longtemps restés très discrets sur cette histoire. Des hommes sérieux surtout. Deux avec une accréditation « secret-défense ». Le fait que presque tous les témoins ont souffert, par la suite, de manifestations physiques étranges aussi. Des brûlures aux yeux, par exemple. Le témoin principal, quelqu’un de connu pour être tout à fait rationnel, se souviendra plus tard avoir eu le sentiment que son cerveau se vidait avant d’être transporté à l’intérieur de l’ovni pour y rencontrer des créatures « métalliques, artificielles et sans âme ». Des créatures ni bonnes ni mauvaises. Avec lesquelles il aura une conversation dont il ne se souvient que de bribes. « Nous sommes de grands voyageurs de l’espace. » « Inversion de polarité. » « Apocalypse. » Le tout dans un environnement désagréable et dans lequel le temps n’existe pas.

Canular ou préoccupations psychologiques ?

Il n’y a jamais eu d’enquête officielle sur l’ovni d’Haravilliers. Il ne figure pas dans la base de données du Geipan. Certains ont tout de même tenté de comprendre. En expliquant ce que ces témoins ont rapporté par l’hypothèse du canular. Un canular dont les témoins auraient été les victimes. Car l’histoire regroupe tout ce qui se raconte sur les ovnis et les rencontres du troisième type. Beaucoup de zones d’ombre persistent tout de même. L’histoire qui s’ajoute à cette observation d’ovni et à cette supposée abduction qui est arrivée à une petite fille âgée de deux ans, ce même jour, par exemple. Le point de départ d’une série de frayeurs nocturnes. Et par la suite, diverses « séquelles » comme l’impression de ne pas être à sa place d’enfant. Ou des visions, des sensations et des intuitions inexplicables.

Dans un témoignage apparaissent aussi des personnages à bec d’aigle. Un peu comme ceux dont il est question dans la mythologie sumérienne. Ce qui encourage certains psychologues à expliquer les rencontres du troisième type, notamment, par des préoccupations psychologiques très anciennes qui seraient désormais décrites par des symboles beaucoup plus modernes. Mais ceux qui croient à l’origine extraterrestre des ovnis voient au contraire là, la preuve que des aliens nous rendent visite… depuis la nuit des temps !


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