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Nantes : l’extraordinaire chantier de l’arbre aux hérons

Un autre monde se situe à moins de deux heures en train de Paris. Une fois à la gare de Nantes, la ligne 1 du tramway vous emmène à l’embarcadère des Chantiers navals. Après avoir traversé le pont qui enjambe la Loire, vous tombez sur les Machines de l’île, un bestiaire mécanique aussi féérique que déjanté et où, depuis plus de dix ans, vous pouvez monter à bord d’un éléphant géant et croiser une araignée mécanique juste à côté d’un carrousel qui reproduit des mondes marins. Un mélange d’art industriel et de créations surprenantes inspirées par Jules Verne, Léonard de Vinci ou encore de l’illustrateur britannique Heath Robinson.

Et pourtant, ce n’est qu’un aperçu de ce qui nous attend ! En effet, à quelques dizaines de mètres de là, sur l’ancienne carrière de granit dans le Bas-Chantenay, s’apprête à sortir de terre un gigantesque arbre aux hérons. Une structure en acier de 50 mètres de diamètre et de 30 mètres de hauteur, qui sera composée de 22 branches mécaniques. Ces dernières abriteront des végétaux, tout comme une reconstitution de deux hérons mécaniques. On entrera dans le tronc via un escalier intérieur à double révolution et il sera possible de se balader de branche en branche, sur une longueur de plus de 600 mètres. Les visiteurs pourront en outre effectuer un vol circulaire au-dessus des jardins suspendus de l’arbre. Ce projet a fait appel au financement participatif et a déjà rassemblé plus de 220 000 euros sur Kickstarter. Une bouffée d’air frais, alors que l’arbre aux hérons coûtera plusieurs dizaines de millions d’euros. Les retombées touristiques seront néanmoins très importantes. « Le climat particulier, protégé du vent de l’Ouest, permettra en outre de cultiver des légumes exceptionnels sur place », explique Romaric Perrocheau, responsable du Jardin des plantes à Nantes.

La création s’enrichit grâce à la complémentarité de plusieurs savoir-faire

« Je suis influencé par la pataphysique, une science des solutions imaginaires », explique François Delarozière, un des deux co-auteurs des Machines de Nantes avec Pierre Orifice. Ce dernier est notamment revenu sur ses inspirations dans cette édition de #TECH24, l’émission high-tech de France 24 présentée avec Marjorie Paillon, et dont Le Point.fr est partenaire. Impressionné par Léonard de Vinci, le sculpteur Jean Tinguely, Niki de Saint Phalle, le peintre Marcel Duchamps, ou encore le sculpteur néerlandais Theo Jansen, il a également été influencé par certains auteurs de bandes dessinées comme François Bourgeons (Les Passagers du vents), François Schuiten ou encore Moebius.

« La création s’enrichit grâce à la complémentarité de plusieurs savoir-faire », explique le co-auteur. Car ce fils d’ébéniste, diplômé de l’École des Beaux Arts de Marseille, conjugue les dernières technologies numériques, la modélisation, la découpe lasers ou plasma, avec des métiers oubliés, dans la soudure, la sculpture sur bois, la teinture naturelle, ou encore la chaudronnerie marine. « Mon père a aussi construit des maisons, explique François Delarozière. C’est ainsi que j’ai appris la maçonnerie de brique, la plomberie, la soudure et la mécanique. » Bref, les anciennes techniques riment parfois avec high-tech à quoi on ajoute une bonne dose d’imagination.


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