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Dysfonction érectile : une start-up promet une érection sur demande !

Environ 30 % des hommes atteints de problèmes érectiles ne répondent pas aux traitements classiques par médicaments comme le Viagra. Le chiffre est avancé par le magazine Sciences et Avenir qui, lundi, rapporte qu’une start-up suisse a mis au point un dispositif révolutionnaire pour permettre à ces patients de retrouver les joies de l’érection. Cette entreprise, Comphya, de l’École polytechnique fédérale de Lausanne, propose d’insérer un implant dans la cavité pelvienne, qui serait alors capable de provoquer une érection à la demande grâce à une stimulation nerveuse.

Le magazine précise que la dysfonction érectile concerne plus de 20 % des hommes de plus de 60 ans. Les causes en sont diverses, des changements de la vascularisation artérielle au tonus des muscles lisses, etc. Dans 66 % des cas environ, les inhibiteurs de phosphodiestérases de type 5 comme le Viagra suffisent à traiter ces troubles érectiles. Pour les autres, le traitement consiste en général à des auto-injections d’un vasodilatateur dans le corps caverneux.

Un bouton marche/arrêt pour le patient

Un autre « traitement » existe, considéré comme invasif et « irréversible » selon l’Association française d’urologie : l’installation de prothèses péniennes. Il s’agit là d’un dispositif gonflable ou semi-rigide équipé d’implants externes ou internes, précise Sciences et Avenir. Le traitement proposé par la start-up suisse serait le mieux à même de répondre aux problèmes de patients à la réponse nerveuse altérée, en raison, par exemple, d’une ablation de la prostate. L’implant proposé par Comphya permet une stimulation du nerf pro-érectile grâce à des patchs équipés d’électrodes sont placés dans la cavité pelvienne, pour être ensuite activés par télécommande.

Les électrodes « sont connectées [par câble] aux générateurs d’impulsions, qui seront placés par voie sous-cutanée », explique le cofondateur de l’entreprise Rodrigo Araujo Fraga da Silva. « Le système sera activé par des contrôleurs sans fil, un pour le médecin, qui définira les paramètres dans un environnement ambulatoire, et un pour le patient, qui aura la fonction marche/arrêt », ajoute-t-il. Le prix du dispositif devrait être sensiblement le même que les traitements non médicamenteux déjà existants. Pour l’instant, le dispositif n’a été testé que sur 24 volontaires, mais jouit d’un taux de succès de 100 %. Il doit toutefois faire ses preuves dans d’autres études cliniques.


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