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Données personnelles : un nouveau scandale pour Facebook ?

L’étau se resserre autour de Facebook. Le réseau social est accusé par le New York Times d’avoir partagé les données personnelles de ses utilisateurs avec, au moins, une soixantaine d’entreprises, rapporte Le Figaro . Dans une longue enquête publiée dimanche 3 juin, le quotidien américain affirme que ces entreprises ont aussi pu récupérer des informations sur les amis des utilisateurs, voire les amis d’amis. Sont concernés des géants des nouvelles technologies comme Apple, Amazon, Microsoft ou encore Samsung.

Pour illustrer ces accusations, le New York Times cite l’exemple d’un de ses journalistes, détenteur d’un BlackBerry. Après s’être connecté à Facebook depuis son portable, il a vu ses données personnelles, et celles de 556 de ses amis, être traitées par l’application BlackBerry Hub. Cette dernière, précise Le Figaro, est un centre de notifications pour l’ensemble des applications installées sur le smartphone. Le New York Times explique que les informations recueillies par ce « hub » étaient très personnelles, comme le statut marital, s’il est renseigné sur le profil de la personne, mais aussi les événements auxquels la personne a participé ou ses opinions politiques. Des données auxquelles d’autres partenaires de Facebook auraient pu eux aussi avoir accès et qu’ils pourraient stocker sur leurs propres serveurs.

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Selon le New York Times, ces partenariats auraient permis aux sociétés de proposer les services du réseau social, comme un accès au profil ou à la messagerie instantanée Messenger. Les partenariats signés entre Facebook et ces différentes entreprises auraient été élaborés longtemps avant que ces applications ne se démocratisent sur les smartphones. Parmi les différents partenaires de Facebook, certains ont répondu aux sollicitations du New York Times, notamment Apple. La marque à la pomme a expliqué que les différents iPhone de la marque n’avaient plus accès à ces données personnelles depuis le mois de septembre 2017. Microsoft, de son côté, a confirmé l’existence du partenariat avec Facebook et a précisé que les données récoltées étaient stockées, localement, sur ses appareils et non sur les serveurs de la marque. Cités dans l’enquête, Samsung et Amazon n’ont pas souhaité répondre aux sollicitations du quotidien.

Facebook rejette les accusations

Comme le précise Le Figaro, l’ampleur de ces différents partenariats n’est pas encore établie, ce qui laisse une marge de manœuvre à Facebook pour sa défense. Alors que ces révélations sont assimilées au scandale de Cambridge Analytica, le vice-président de Facebook Ime Archibong a expliqué au New York Times que « ces partenariats fonctionnent différemment », précisant que leurs différents partenaires ont un accès strict aux données personnelles et surveillé par l’entreprise.

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Après la publication de l’enquête, Facebook a réagi dans un communiqué intitulé « Pourquoi nous ne sommes pas d’accord avec le New York Times ». L’entreprise explique que les entreprises partenaires « ne peuvent pas proposer ce genre de services sans l’autorisation des utilisateurs », précisant avoir « approuvé chacune des expériences proposées ». Rejetant les différentes accusations, l’entreprise ajoute : « Les données de nos utilisateurs ne sont accessibles [aux fabricants de smartphones] que lorsque ces personnes ont approuvé ce genre de partage. » Les utilisateurs du réseau social avaient-ils conscience que leurs données personnelles pourraient être utilisées par d’autres entreprises ? C’est la question à laquelle Mark Zuckerberg devra répondre, s’il veut éviter un nouveau scandale comme celui de Cambridge Analytica, qu’il peine déjà à faire oublier.


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