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Summit, le supercalculateur le plus puissant du monde

Le département américain de l’énergie vient de dévoiler son nouveau supercalculateur présenté comme le plus puissant au monde. Délivrant 200 pétaflops, il est surtout le tout premier du genre à avoir accompli un calcul scientifique « exascale ».

En matière de supercalculateurs, la course à la puissance que se livrent les grandes nations tend vers un objectif précis : atteindre une capacité de calcul dite « exascale », c’est-à-dire un milliard de milliards d’opérations par seconde. Aux États-Unis, le laboratoire national d’Oak Ridge vient franchir un pas important dans cette direction avec son nouveau supercalculateur.

Baptisé Summit, ce monstre de puissance composé de 4.608 serveurs IBM renfermant chacun deux processeurs Power9 dotés de 22 cœurs et six processeurs graphiques Nvidia Tesla V100, délivre une capacité de calcul de 200 pétaflops, donc 200 x 1015 opérations en virgule flottante par seconde. Cela en fait le supercalculateur le plus puissant du monde. Mais le plus important est que Summit a permis de réaliser le tout premier calcul exascale, en l’occurrence un calcul de génomique comparative pour la recherche en bioénergie en santé. Selon le communiqué, la vitesse de calcul maximale a atteint 1,88 exaops, soit 1,88 x 1018 opérations par seconde, mais sur des nombres entiers. Les chercheurs précisent que les résultats de ce calcul se sont révélés identiques à ceux effectués par Titan, le supercalculateur d’Oak Ridge de 17,59 pétaflops mis en service en 2012, qui, lui, avait travaillé bien plus longtemps. Pour certaines opérations, affirme le communiqué, les chercheurs espèrent grimper à 3,3 exaops.

La Chine et la France visent le supercalculateur exascale pour 2020

Grâce à cette avancée, les États-Unis pensent pouvoir disposer de leur premier supercalculateur exaflopique en 2021. Dans cette quête, la Chine a annoncé qu’elle lancerait le premier supercalculateur de classe exascale en 2020. Le français Bull (Atos) a annoncé la même date pour son supercalculateur exaflopique Sequana. Le CEA, GENCI, Intel et l’université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines ont eux aussi créé un laboratoire de recherche Exascale.

En attendant, Summit va permettre de faire avancer la recherche en astrophysique, notamment pour étudier la manière dont les supernovas créent les éléments lourds comme l’or et le fer. La machine servira aussi à des simulations à l’échelle atomique pour le développement de nouveaux matériaux (stockage, conversion et production d’énergie), à l’analyse de données publiques de santé pour mieux comprendre le développement du cancer au sein de la population des États-Unis. Enfin, des algorithmes d’apprentissage automatique et profond seront employés pour l’analyse génétique et biomédicale sur les maladies humaines.

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