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Après l’écran flexible, celui qui se répare tout seul !

Plus fin qu’un cheveu… tout en étant flexible, enroulable et même tactile ! Voici le type d’écrans qu’arrive à produire Royole, une entreprise de 2 000 personnes basée à Fremont, en Californie, et qui dispose depuis peu d’ateliers à Shenzhen. Ce centre de production chinois promet d’être capable de créer 50 millions de ces écrans dépliables chaque année. Ces derniers écrans de 0,01 millimètre sont dotés d’une définition de densité de 300 pixels par pouce. Comme ils sont très fins, ils ne peuvent pas embarquer de rétroéclairage : la technologie Amoled a été préférée à la technologie Oled. Royole, qui veut améliorer la nuance dans les couleurs, n’en est qu’à ses débuts. « Nous pensons pouvoir y héberger à terme un appareil photo », explique Peng Wei, un des co-créateurs de l’entreprise sino-américaine diplômé en chimie de la Tsinghua University.

Si les applications possibles vont des transports à la robotique, elles pourraient aussi concerner les téléphones portables. Un bras de fer oppose d’ores et déjà Huawei à Samsung pour savoir qui sortira le premier smartphone à écran flexible. Or les récentes déclarations de DJ Koh en charge de la division mobile chez Samsung à CNBC montrent que le calendrier pourrait s’accélérer. Samsung, qui planche sur le sujet depuis six ans (le nom de code était alors « Youm »), pourrait bien lancer un mobile pliable dès la fin de l’année. Particularité : même plié en deux, il serait possible de voir à travers le premier écran. Résultat, alors que les lancements ont traditionnellement lieu en février à l’occasion du Mobile World Congress de Barcelone, ce mobile pourrait être avancé à l’occasion de la Samsung Developers Conference qui aura lieu à San Francisco les 7 et 8 novembre prochains. Quelle sera la réponse de Huawei qui s’est fixé comme objectif de devenir le premier fabricant de smartphones au monde ? Ce dernier s’est allié avec l’industriel BOE Technology pour mettre au point un écran OLED flexible. Lenovo, LG, Acer ou encore Apple, qui détient quelques brevets clés dans le secteur, sont aussi dans la course.

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Écran autoréparateur

Le prochain défi sera de mettre au point des écrans autoréparateurs. C’est ce sur quoi a planché Yu Yanahisawa, un étudiant de l’université de Tokyo, qui a montré il y a dix mois un verre à base d’un polymère léger, baptisé polyéther-thiocarbamide, capable de se régénérer. Il s’est notamment appuyé sur les propriétés du thiocarbamide, doté de liaisons hydrogènes capables de se reformer sous la pression. Anecdotique ? Samsung a déposé, au creux de l’été, un brevet d’une technologie d’un écran capable de cicatrisation légère, et qui pourrait équiper son prochain smartphone star, le Samsung S10. Principal avantage ? La lutte contre l’obsolescence programmée, certaines pièces pouvant, à l’avenir, être réparées au lieu d’être changées.

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